Obama apporte son soutien au nouveau gouvernement grec

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Obama apporte son soutien au nouveau gouvernement grec
@ AFP/NICHOLAS KAMM
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"On ne peut pas continuer à pressurer des pays en pleine dépression", a déclaré le président américain.

La Grèce s'est trouvée un allié de poids. Barack Obama a pris position pour le gouvernement d'Alexis Tsipras, lors d'une interview diffusée sur CNN dimanche. Le président américain a estimé qu'on "ne peut pas continuer à pressurer des pays en pleine dépression", invitant les créanciers européens à revoir leur position de fermeté sur une renégociation de la dette grecque

Obama contre Merkel. "A un moment donné, il faut une stratégie de croissance pour pouvoir rembourser ses dettes", a poursuivi Barack Obama sur la chaîne américaine. Le président américain a reconnu que la Grèce avait "un terrible besoin" de réformes mais qu'"il est très difficile d'initier ces changements si le niveau de vie des gens a chuté de 25%. A la longue, le système politique, la société ne peut pas le supporter". Depuis 2009, le PIB du pays a reculé d'environ 25%, même si la Grèce a retrouvé la croissance après six ans de récession. "Quand vous avez une économie qui est en chute libre, il faut qu'il y ait une stratégie de croissance, et pas seulement des efforts pour pressurer de plus en plus une population qui souffre de plus en plus", selon le président américain.

Si Barack Obama semble prendre le parti de la formation de gauche radicale Syriza, la chancelière allemande a, elle, balayé l'idée d'un effacement pur et simple de la dette grecque qui représente 300 milliards de dollars.

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La croissance, la croissance. Lors de son interview, le président américain a exprimé son inquiétude concernant la faible croissance qui règne en Europe, appelant l'Union à renouer avec des politiques de relance. "La prudence fiscale est nécessaire, les réformes structurelles sont nécessaires dans beaucoup de ces pays, mais ce que nous avons appris de notre expérience aux Etats-Unis... c'est que la meilleure façon de réduire les déficits et de restaurer la solidité fiscale, c'est de faire de la croissance", a-t-il déclaré.