Newt Gingrich accusé d’être libertin

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Newt Gingrich accusé d’être libertin
Le candidat à la primaire a démenti les accusations de son ex-épouse@ Reuters
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Les révélations de son ex-femme pourraient influencer les votes en Caroline du Sud.

"Il m’a demandé de vivre en couple libre et j’ai refusé". Marianne, l’ex-femme de Newt Gringrich, a accordé jeudi un entretien détonnant à la chaîne ABC, au cours duquel elle évoque les détails de leur vie conjugale. Après avoir découvert que son époux avait une liaison depuis six ans, elle affirme qu’il lui aurait proposé de poursuivre leur mariage en tolérant son aventure, ce qu’elle a refusé.

Newt Gingrich a épousé après leur divorce son ancienne maîtresse, devenue donc la troisième (et actuelle) madame Gingrich, qui l’accompagne dans chacun de ses déplacements.

Invité quelques heures plus tard à répondre lors d’un débat télévisé à Charleston, Newt Gingrich s’en est pris au présentateur de CNN, John King. "Je pense que la nature destructive, vicieuse et négative de beaucoup de médias rend ce pays plus difficile à gouverner et a pour effet de décourager d'honnêtes gens à déposer leurs candidatures à des fonctions officielles", a-t-il répondu sous les applaudissements. "Cette histoire est fausse", a-t-il ajouté, affirmant en avoir "assez de ces médias élitistes qui protègent Barack Obama en attaquant les républicains".

La réaction des électeurs inconnue

Ces révélations, qui sont intervenues deux jours avant la primaire en Caroline du Sud, mettent en difficulté le candidat, qui enregistrait jusque-là une remontée dans les sondages face à son principal adversaire, plus modéré, Mitt Romney, après le retrait de la course de Rick Perry.

Malgré les démentis de Newt Gingrich, les allégations de son ex-épouse pourraient avoir une influence sur le vote de samedi, analyse le New York Times. D’autant que le candidat, qui mise sur l’électorat évangélique, ne manque pas dans ses discours de condamner l’infidélité et la disparition des valeurs morales. Un grand écart avec sa vie privée que les électeurs les plus conservateurs, qui lui étaient jusqu’alors favorables, pourraient ne pas accepter.