"Mur budgétaire" : Obama se félicite

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"Mur budgétaire" : Obama se félicite
@ REUTERS
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Un accord in extremis a permis d'éviter une cure d'austérité. Mais tout n'est pas réglé.

La déclaration. Il avait interrompu ses vacances dans son archipel natal de Hawaii pour revenir gérer à Washington cette crise. Barack Obama a prononcé mardi soir une allocution à la Maison-Blanche pour se féliciter de l'accord obtenu entre démocrates et républicains et qui permet aux Etats-Unis d’éviter la cure d'austérité du "mur budgétaire". "L'un des piliers de ma campagne présidentielle était de changer un code des impôts qui était trop favorable aux riches aux dépens de la classe moyenne. Ce soir, nous l'avons fait grâce aux voix des démocrates et des républicains au Congrès", s'est félicité le président réélu.

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Le vote crucial. 20 minutes auparavant, la Chambre des représentants, à majorité républicaine, avait emboîté le pas au Sénat dominé par les démocrates et adopté à son tour ce fameux projet de loi qui augmente notamment le taux d'imposition des foyers aux revenus supérieurs à 450.000 dollars par an. Une partie des républicains a accepté de voter pour ce dispositif, malgré leur rejet de principe de toute hausse de la pression fiscale, car l'alternative aurait été le "mur budgétaire", des hausses d'impôts pour la quasi-totalité des contribuables et des coupes claires dans les dépenses de l'Etat fédéral, en particulier de défense.

Tout n'est cependant pas réglé. Barack Obama a cependant lui-même mis en garde ses adversaires contre la tentation de prendre leur revanche budgétaire lors d'autres échéances qui se profilent à l'horizon, comme le nécessaire relèvement du plafond légal de la dette d'ici à la fin du premier trimestre. "Je négocierai sur beaucoup de choses, mais je ne débattrai pas encore avec le Congrès sur la nécessité d'acquitter les factures induites par les lois déjà adoptées", a-t-il martelé, en rappelant l'épisode de l'été 2011, quand un tel débat s'était envenimé, coûtant aux Etats-Unis une dégradation de la note de leur dette souveraine par l'agence Standard and Poor's.