Moscou et Washington prêts à dialoguer sur la Syrie

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Moscou et Washington prêts à dialoguer sur la Syrie
Un pilote russe et son avion de combat dans une base de la province de Latakié en Syrie.@ ALEXANDER KOTS / KOMSOMOLSKAYA PRAVDA / AFP
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Les deux pays devraient s'accorder afin que leurs aviations cohabitent sans incident dans l'espace aérien syrien. 

La Russie et les Etats-Unis sont prêts à reprendre des discussions sur la sûreté de l'espace aérien en Syrie, où les deux pays sont engagés dans des opérations militaires distinctes, a affirmé vendredi le porte-parole du Pentagone.

Dès ce week-end ? "Le ministère de la Défense a reçu une réponse formelle du ministère russe de la Défense à qui il avait formulé une proposition pour garantir la sûreté des opérations aériennes en Syrie", a annoncé le porte-parole américain Peter Cook. "Les responsables du Pentagone sont en train d'examiner cette réponse et des négociations pourraient avoir lieu dès ce week-end", a-t-il ajouté

Eviter les incidents entre les deux aviations. Cette problématique de sûreté de l'espace aérien est apparue avec l'entrée de la Russie dans le conflit syrien le 30 septembre. Les Etats-Unis sont eux à la tête d'une coalition antijihadistes qui mène des bombardements en Syrie depuis septembre 2014. Au lendemain des premières frappes russes, de hauts responsables civils et militaires américains s'étaient entretenus par vidéo-conférence avec leurs homologues russes sur les moyens d'éviter des incidents entre les aviations des deux pays. Il avait évoqué des questions comme les fréquences radio qu'utiliseraient les avions pour communiquer, ou encore de la langue à utiliser pendant des échanges.

Reproches américains. Les Américains utilisent le mot "deconfliction" pour qualifier ce type d'échanges. Ce terme peut se traduire en français par le fait que les parties prenantes à un conflit communiquent et échangent des informations pour éviter des incidents entre leurs aéronefs qui interviennent sur un même théâtre d'opération. Le Pentagone avait ensuite critiqué Moscou, affirmant que la Russie ne répondait pas assez rapidement aux propositions formulées par Washington à la suite de ces premiers échanges.