Migrants : les Autrichiens à la rescousse en Hongrie

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Migrants : les Autrichiens à la rescousse en Hongrie
Une famille de migrants embarque à bord d'une voiture autrichienne à Budapest @ AFP
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De nombreux bénévoles ont fait le voyage jusqu'en Hongrie samedi et dimanche, afin d'aider les migrants à rejoindre l'Autriche et l'Allemagne.

REPORTAGE

Ouvrir les frontières pour répondre à une crise migratoire sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale. C'est ce qu'ont fait l'Allemagne et l'Autriche le week end dernier, en accueillant 17.000 réfugiés entre samedi et dimanche. Après le chaos en Hongrie, les humanitaires viennent d'Autriche, pays frontalier, jusqu'à Budapest pour porter secours aux réfugiés. Chargés de vêtements et de nourriture, les bénévoles autrichiens viennent même maintenant chercher les migrants pour les amener en Autriche.

Franchir la frontière dans une voiture familiale. Dans un square de Budapest des dizaines de voitures arrivent d'Autriche. Sur les vitres, on peut lire les mots "Welcome" ou "open border" (frontière ouverte, Ndlr). Saïd, un Syrien de 68 ans, voudrait aller en Allemagne avec sa fille et son petit-fils. Hannah propose de les conduire jusqu'à la gare de Vienne. "Merci beaucoup pour votre aide", répond, touché, le sexagénaire. "Il faut montrer que l'on peut faire quelque chose et peu importe que ce soit illégal", répond cette mère de famille encore choquée d'avoir vu des milliers de réfugiés marcher sur l'autoroute.

"Il faut que l'on passe un maximum de gens". Pour Tomass, un humanitaire, le temps presse : "personne ne comprend vraiment pourquoi la frontière a été ouverte, mais on ne se pose pas la question. Il faut d'abord que l'on passe un maximum de gens de l'autre côté", confie-t-il au micro de l'envoyée spéciale d'Europe 1 à Budapest. "J'ai quelqu'un qui surveille le poste frontière en permanence et ils me disent si je peux encore envoyer du monde", précise l'Autrichien.

Après le flot migratoire de ce weekend, les autorités de son pays ont déjà prévenu : elles ne vont pas tarder à refermer leurs frontières.