Migrants : Angela Merkel maintient son cap malgré les sondages

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Migrants : Angela Merkel maintient son cap malgré les sondages
@ JOHN MACDOUGALL / AFP
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La chancelière allemande fait peu de cas des sondages qui montrent une baisse de sa popularité, due à sa politique jugée trop généreuse avec les migrants par une partie des Allemands. 

La chancelière allemande Angela Merkel reste confiante dans sa politique d'ouverture envers les réfugiés qui affluent en Allemagne, rejetant les critiques et se disant peu sensible au recul de sa popularité dans les sondages, selon une interview à paraître lundi. L'Allemagne attend pour l'ensemble de l'année 2015 entre 800.000 et un million de demandeurs d'asile.

Une question d'"humanité". "Pour moi, cela fait partie de l'humanité fondamentale de notre pays que d'accueillir un réfugié avec sympathie, comme n'importe quel autre être humain", a déclaré la chancelière dans un interview au quotidien populaire allemand Bild. "Les sondages ne sont pas mon étalon de mesure", ajoute Angela Merkel, alors que la popularité de son parti, la CDU, a reculé à son plus bas niveau depuis deux ans, du fait de l'afflux des réfugiés en Allemagne qui suscite de fortes tensions.

Son parti l'a soutient, selon elle. En dépit des critiques, Angela Merkel campe sur ses positions et est partie cette semaine à l'offensive pour tenter de démontrer l'inanité des propositions visant à fermer les frontières. C'est pourtant peu ou prou ce que réclame le parti frère de la CDU en Bavière, l'Union chrétienne-sociale (CSU). La dirigeante allemande estime avoir toujours le soutien de son parti: "J'en suis fermement convaincue. Qu'il y ait des membres de la CDU qui se fassent du soucis ne me surprend pas. Nous sommes un grand parti populaire, dans lequel il y a toujours eu plusieurs courants: libéraux, chrétiens démocrates et conservateurs", fait valoir Angela Merkel.

Appel à l'Europe. Pour autant, Angela Merkel appelle une nouvelle fois l'Europe à la solidarité. "L'ensemble de l'Europe doit s'engager pour la sécurisation des frontières de l'Union européenne et une répartition équitable des réfugiés dans les pays membres. Et il faut également agir au-delà de l'Europe", a-t-elle plaidé, comme déjà par le passé.