Malala va raconter son histoire dans un livre

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Malala va raconter son histoire dans un livre
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La jeune blogueuse pakistanaise rescapée d'un attentat des talibans a signé un contrat de 3 millions de dollars.

Malala Yousafzai, une héroïne de seulement 14 ans.

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Malala Yousafzai, la jeune Pakistanaise rescapée d'un attentat des talibans, devenue le symbole du combat pour l'éducation des filles, va raconter son histoire dans un livre qui sortira à l'automne, a annoncé jeudi la maison d'édition. La publication de ce livre, intitulé "I Am Malala" - "je suis Malala" - aurait fait l'objet d'un contrat de quelque 3 millions de dollars, soit 2,4 millions d'euros, selon la presse britannique.

"Je veux raconter mon histoire"

"J'espère que le livre va toucher des gens dans le monde entier, pour qu'ils réalisent à quel point il est difficile pour certains enfants d'avoir accès à l'éducation", a déclaré la jeune fille de 15 ans dans un communiqué de l'éditeur britannique Weidenfeld and Nicolson. "Je veux raconter mon histoire mais ce sera aussi l'histoire de 61 millions d'enfants qui ne peuvent pas recevoir d'éducation. Je veux qu'il participe à la campagne destinée à donner à chaque garçon et à chaque fille le droit d'aller à l'école", a-t-elle ajouté.

>>A lire aussi : "Je vais mieux, de jour en jour".
Malala avait été atteinte d'une balle à la tête lors d'une attaque des talibans contre l'autocar scolaire qui la transportait le 9 octobre 2012, dans la vallée de Swat (nord-ouest du Pakistan). Les talibans voulaient la punir pour son engagement en faveur du droit des jeunes filles à aller à l'école. Transportée au Royaume-Uni, elle a subi le 2 février une double opération de la boîte crânienne, avant de quitter l'hôpital de Birmingham cinq jours plus tard. Le 19 mars, elle a fait sa rentrée dans un collège de cette ville du centre de l'Angleterre.

Dans des extraits publiés par la maison d'édition, Malala revient sur le jour où elle a été blessée. "Nous avions fini la journée et j'étais serrée entre mes amis et enseignants sur les bancs du camion que nous utilisons comme bus scolaire", raconte-t-elle. "Il n'y avait pas de fenêtres, juste une bâche en plastique épais qui claquait sur les côtés, trop jaunie et trop poussiéreuse pour qu'on voie au travers, et un petit trou à l'arrière par lequel j'ai aperçu un cerf-volant qui tournoyait. Il était rose, ma couleur favorite".