Magnotta, "le dépeceur de Montréal", cherche l'amour

  • A
  • A
Magnotta, "le dépeceur de Montréal", cherche l'amour
@ SPVM / AFP
Partagez sur :

Condamné à perpétuité pour ses crimes, Luka Magnotta s'est inscrit sur un site de rencontres pour détenus canadiens.

Condamné à perpétuité en décembre 2014 pour le meurtre et le démembrement de l'étudiant chinois Jun Lin, "le dépeceur de Montréal" Luka Rocco Magnotta n'a pas abandonné pour autant l'idée de trouver l'amour. Depuis sa cellule de la prison d'Archambault, il s'est en effet inscrit sur le site de rencontres Canadian Inmates Connect.   

Profil séducteur. Un site somme toute classique, si ce n'est qu'il est réservé aux détenus, et indique dans la fiche de chacun de ses membres des informations comme le lieu d'incarcération, le motif de condamnation, la peine prononcée et la date de libération. Sur le profil de Luka Magnotta, le jeune homme de 33 ans indique rechercher "un homme fidèle, financièrement et émotionnellement stable pour une relation au long cours", bref, un "prince charmant". L'annonce est agrémentée de deux photos du jeune homme, dont l'une le présentant chemise ouverte sur son torse.

Réputation peu flatteuse. Même si le jeune homme a de nombreux fans, pas sûr cependant que Luka Rocco Magnotta trouve chaussure à son pied tant sa réputation le précède. Et elle n'est pas flatteuse, puisqu'elle l'a consacré comme étant le "dépeceur de Montréal". En effet, il avait kidnappé puis dépecé son amant d'un soir, un étudiant chinois dont il avait envoyé les membres découpés à des hommes politiques canadiens avant de poster une vidéo macabre sur le Net.  

Indignation du gouvernement. Le ministre de la Sécurité publique canadienne, Steven Blaney, n'a pas vraiment apprécié l'existence de Canadian Inmates Connect, un concept 'honteux et choquant pour les victimes" selon lui. Ce à quoi les créateurs de la plate-forme ont répondu qu'ils offraient "une voie de communication entre les détenus sous responsabilité fédérale et le monde extérieur", créant ainsi une "voie de réinsertion" qui pourrait "réduire le taux de récidive".