L'Otan "inquiète" des déclarations de Trump

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L'Otan "inquiète" des déclarations de Trump
Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères, a réagi dès lundi aux propos de Donald Trump critiquant l'Otan.@ ODD ANDERSEN / AFP
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Le ministre allemand des Affaires étrangères a déclaré lundi que les déclarations de Donald Trump auront "des conséquences" pour la politique américaine. 

Les déclarations du président élu américain Donald Trump qualifiant l'Otan d'obsolète ont été reçues "avec inquiétude" par l'Alliance atlantique, a affirmé lundi le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

"Des conséquences" pour les États-Unis. "Nous verrons quelles seront les conséquences pour la politique américaine", a poursuivi le ministre, à la sortie d'un rendez-vous avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, et avant de retrouver ses homologues de l'UE à Bruxelles.

Les contributions des États-membres en cause ? Dans des entretiens accordés lundi aux quotidiens Times et Bild, le président élu américain a réitéré ses critiques contre l'Otan "obsolète", reprochant à ses États membres de ne pas payer leur part de la défense commune et de se reposer sur les États-Unis. Durant sa campagne présidentielle, Donald Trump avait déjà tenu des propos similaires. Peu d'Etats de l'Alliance atlantique atteignent le niveau de 2% de leur produit intérieur brut pour les dépenses militaires, l'objectif que s'est fixé l'Otan en 2014. Les États-Unis portent environ 70% des dépenses militaires de l'organisation.

Des déclarations "contradictoires", selon l'Allemagne. Les remarques de Donald Trump sont "en contradiction avec ce que le (futur, ndlr) ministre de la défense américain a dit lors de son audition à Washington il y a seulement quelques jours", a souligné Frank-Walter Steinmeier. La réunion des 28 ministres des affaires étrangères lundi à Bruxelles "sera vraisemblablement influencée, sinon déterminée, par les déclaration du président élu américain, qui a provoqué étonnement et agitation à Bruxelles, et je suppose, j'en suis sûr, pas seulement à Bruxelles", a encore admis le chef de la diplomatie allemande.