L'incroyable tentative de triche de trois étudiants thaïlandais

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L'incroyable tentative de triche de trois étudiants thaïlandais
@ JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Les trois étudiants thaïlandais ont dépensé la somme de 20.000 euros pour cette tentative de triche... qui a échoué.

Des caméras cachées dissimulées dans des lunettes reliées à des montres connectées : c'est l'astuce qu'avaient trouvé trois étudiants thaïlandais pour réussir le concours d'entrée en médecine.

Ce scénario digne de Mission impossible était largement commenté lundi sur les réseaux sociaux thaïlandais. Arthit Ourairat, le recteur de l'Université Rangsit, a posté dimanche soir des photos de l'équipement sur sa page Facebook, annonçant que l'épreuve avait été annulée après la découverte de cette fraude.

20.000 euros pour des objets connectés. Les trois étudiants ont utilisé les lunettes pour photographier les documents de l'épreuve et ils ont ensuite eu recours à des montres connectées pour les transmettre à des complices à l'extérieur, qui leur ont renvoyé les réponses. Cet équipement a coûté à chacun 800.000 bahts (20.000 euros), d'après le recteur. "Nous devons être très prudents, notamment pour les examens comme ceux de médecine avec peu de place et beaucoup de candidats", a déclaré Arthit Ourairat à la télévision thaïlandaise, Channel 3.

Des études particulièrement prisées. La première publication de ce dernier est rapidement devenue virale en Thaïlande. "S'ils avaient réussi et obtenu au final leurs diplômes, ils auraient pu devenir des médecins illégaux", s'est alarmé un internaute. Mais certains étaient très impressionnés par la technique utilisée. "Cool. On dirait Hollywood ou Mission impossible", écrit un autre internaute. Les études de médecine sont très prisées en Thaïlande où les médecins peuvent gagner des fortunes dans le secteur privé, qui attire de nombreux touristes médicaux en provenance des pays du Golfe notamment. Le mode d'apprentissage par cœur imprègne largement le système d'éducation thaïlandais, peu performant par rapport à ses voisins asiatiques, en raison notamment du manque de place laissée à l'esprit critique.