Liban : des familles syriennes s'envolent pour les États-Unis

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Liban : des familles syriennes s'envolent pour les États-Unis
Les Syriens utilisent généralement l'aéroport de Beyrouth pour se rendre à l'étranger, en raison de la guerre dans leur pays et l'absence quasi-totale de vols à partir de Damas.@ AFP
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Au lendemain de la suspension du décret migratoire bloquant l'entrée sur le sol américain aux ressortissants de sept pays musulmans, plusieurs familles syriennes se sont envolées pour les États-Unis.

Plusieurs familles syriennes ont embarqué dimanche à l'aéroport de Beyrouth pour rallier les États-Unis, au lendemain de la suspension du décret migratoire bloquant l'entrée sur le sol américain aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans.

En possession de documents officiels. "Plusieurs compagnies aériennes ont autorisé dimanche des citoyens des sept pays visés par le décret à se rendre vers les États-Unis à partir de Beyrouth (...)", a affirmé l'Agence nationale d'information (ANI). "Plusieurs familles syriennes possédant des documents officiels leur permettant de rentrer aux États-Unis en transitant par des pays européens et arabes ont quitté Beyrouth aujourd'hui" (dimanche), a ajouté l'ANI.

Autorisés à embarquer par la compagnie. Il n'existe pas de vol direct à partir de Beyrouth vers les États-Unis. Les Syriens utilisent généralement l'aéroport de Beyrouth pour se rendre à l'étranger, en raison de la guerre dans leur pays et l'absence quasi-totale de vols à partir de Damas, à cause des sanctions et des dangers sur la route reliant la capitale à son aéroport. Une source de la compagnie libanaise MEA a affirmé avoir autorisé les citoyens de sept pays d'emprunter les vols pour rejoindre les États-Unis.

Le décret migratoire rejeté par un juge fédéral. Un juge américain vendredi puis une cour d'appel américaine dimanche ont infligé un revers à l'administration du président américain Donald Trump, en rejetant l'application du décret migratoire bloquant l'entrée des États-Unis aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans.

Le décret, qui a engendré une vague d'indignation et de protestations à travers le monde, fermait les portes des États-Unis pendant trois mois aux ressortissants d'Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan et Yémen, le temps que les autorités américaines revoient leur dispositif anti-terroriste. Il prévoyait également l'interdiction de tous les réfugiés, ainsi que celle des Syriens jusqu'à nouvel ordre.