Les trolls russes avaient aussi infiltré Instagram avant l'élection américaine

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Les trolls russes avaient aussi infiltré Instagram avant l'élection américaine
@ Josh Edelson / AFP
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150 millions d'utilisateurs de Facebook et d'Instagram ont vu des contenus créés par des opérateurs russes pour influencer l'élection présidentielle américaine de 2016.

Facebook a révélé mercredi qu'environ 20 millions d'utilisateurs d'Instagram aux Etats-Unis avaient également vu des contenus créés par des opérateurs russes pour influencer l'élection présidentielle américaine de 2016.

Audition devant le Sénat. Au total, environ 150 millions d'utilisateurs de Facebook et d'Instagram ont vu de tels contenus russes en 2015 et 2016, a dit le directeur juridique de Facebook, Colin Stretch, lors d'une audition devant la commission du Renseignement du Sénat américain, la deuxième audition parlementaire consacrée au rôle des réseaux sociaux dans la campagne de désinformation russe en deux jours.

150 millions d'utilisateurs touchés par la désinformation russe. Sur Instagram, qui appartient à Facebook, environ 120.000 publications ont été créées par des opérateurs identifiés comme russes. Elles ont été vues par 16 millions d'utilisateurs après octobre 2016, et environ 4 millions avant cette date, selon Colin Stretch. Il a prévenu que les données avant octobre 2016 étaient moins précises. Ils s'ajoutent aux 126 millions d'utilisateurs de Facebook ayant vu sur leur fil d'actualité des articles créés par la société russe Internet Research Agency, liée au renseignement russe, pour influencer l'élection. Au total, selon le responsable, environ 150 millions de personnes ont donc été touchées par la désinformation russe sur les deux plateformes.

Des réponses un an après l'élection. Twitter et Google participaient également à cette audition, devant des sénateurs furieux de ce qu'ils considèrent être une réponse tardive des géants d'internet pour lutter contre les faux comptes et les robots opérés par la Russie ou potentiellement d'autres pays. Près d'un an après l'élection présidentielle américaine, les sociétés commencent à fournir des données sur ces campagnes d'influence. Twitter et Facebook soulignent cependant que ces contenus ne représentaient qu'une infime proportion de tous les contenus publiés.