Les Tibétains en exil élisent le chef de leur gouvernement

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Les Tibétains en exil élisent le chef de leur gouvernement
Lobsang Sangay, le favori de l'élection
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A l'instar de Lobsang Sangay, le favori de l'élection, de nombreux électeurs n'ont jamais mis les pieds au Tibet. 

Des dizaines de milliers de Tibétains étaient appelés à voter dimanche pour élire le chef de leur gouvernement en exil, chargé de continuer le combat pour réclamer davantage d'autonomie à la Chine.

88.000 Tibétains sont appelés à voter. Lobsang Sangay, le chef de l'exécutif basé dans la ville indienne de Dharamsala, qui mène la lutte politique depuis que le Dalaï Lama a renoncé à tout rôle politique en 2011, est favori de ce second tour de scrutin. Trois candidats ayant été éliminés lors du premier tour organisé en octobre, les électeurs ont désormais le choix entre Lobsang Sangay, 48 ans, et un autre homme politique expérimenté, l'actuel président du Parlement en exil Penpa Tsering, 49 ans. Au total, 88.000 Tibétains sont appelés à voter dans 13 pays, de l'Australie aux Etats-Unis, pour désigner le chef du gouvernement mais également les 44 membres du Parlement.

Pékin les accuse de militer pour l'indépendance. A Dharamsala, des files d'attente se sont formées à l'extérieur des bureaux de vote dès leur ouverture à 9 heures. A l'instar de Lobsang Sangay, de nombreux électeurs n'ont jamais mis les pieds au Tibet. Sur le plan politique, il n'y a pas grand chose qui sépare les deux candidats en lice qui, comme le Dalaï Lama, plaident pour une plus grande autonomie de la région tibétaine au sein de la Chine. Ils n'en demeurent pas moins accusés par Pékin d'être des séparatistes militant pour une indépendance pure et simple. 

Les résultats ne seront pas connus avant avril. Quel que soit le nom du vainqueur, il demeurera dans l'ombre du Dalaï Lama, prix Nobel de la paix, qui demeure pour l'opinion internationale le visage du combat tibétain. "Bien que sa Sainteté le Dalaï Lama demeure notre chef de file pour ce qui est de nous guider vers une solution à la question tibétaine, il est important que nous votions et élisions notre chef politique", a expliqué Jamyang, un moine de 45 ans, à sa sortie du bureau de vote. Les résultats du scrutin ne seront pas connus avant avril. La cause tibétaine, un temps très en vogue dans le monde entier, s'essouffle depuis quelques années, alors que de nombreux pays hésitent à se brouiller avec la Chine, devenue une puissance économique incontournable.