Les Italiens doivent... 817 milliards d'euros au fisc

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Les Italiens doivent... 817 milliards d'euros au fisc
Sur 21 millions d'Italiens endettés, plus de la moitié a une dette modeste, inférieure à 1.000 euros. Mais 800.000 doivent plus de 100.000 euros@ OZAN KOSE / AFP
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Sur ces 817 milliards, "seuls" 51 milliards seraient objectivement récupérables selon l'agence chargée du recouvrement des impôts.

Dire que le somme est rondelette serait un euphémisme. Les Italiens ont accumulé depuis l'an 2000 une dette record envers le fisc de 817 milliards d'euros, a déclaré Ernesto Maria Ruffini, patron d'Equitalia, l'agence chargée du recouvrement des impôts, cité vendredi par la presse.

La moitié du PIB annuel du pays. Ce montant est dû par environ 21 millions d'Italiens, dont plus de la moitié a une dette modeste, inférieure à 1.000 euros, mais aussi par 800.000 personnes ayant une dette supérieure à 100.000 euros, a-t-il précisé jeudi devant une commission du Sénat. Cette montagne d'argent, représentant environ la moitié du PIB annuel de la péninsule, est due à divers titres, de la TVA à l'Etat aux contributions à la sécurité sociale en passant par les amendes municipales. "Il est difficile de récupérer environ 43% de ce montant", a expliqué Ernesto Maria Ruffini, qui a précisé que "143 milliards sont dus par des sujets qui ont fait faillite, 95 par des indigents, 85 par des personnes décédées ou des entreprises désormais inexistantes et 30,4 dans des situations où la justice a suspendu le recouvrement".

Beaucoup d'actions vaines. Sur le montant restant, 459 milliards d'euros, l'Equitalia a déjà tenté de récupérer 348 milliards, sans succès, et 32,7 milliards sont protégés par des normes spécifiques, comme l'interdiction de saisir l'unique bien immobilier. De cette manière, sur les 817 milliards de départ il ne reste que 51 milliards objectivement récupérables, a précisé le responsable. Ernesto Maria Ruffini a ajouté cependant que son agence avait récupéré au cours des deux années 2015-2016 environ 17 milliards d'euros de dettes, soit une augmentation de 16,8% par rapport aux deux années précédentes.