Les Frères musulmans accusent le clan Moubarak

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Les Frères musulmans accusent le clan Moubarak
@ REUTERS
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Selon eux, les partisans de l'ancien régime sont responsables des morts lors d'un match de foot.

Les Frères musulmans, principale force politique au Parlement, ont accusé les partisans du président déchu Hosni Moubarak d'être responsables des violences qui ont fait au moins 74 morts et des milliers de blessés mercredi soir au stade de Port-Saïd, dans le nord de l'Egypte mercredi. "Ceci confirme qu'une planification invisible se trouve derrière ce massacre injustifiée. Les autorités ont été négligentes", écrit la confrérie islamiste sur son site internet.  

"Les événements de Port-Saïd ont été planifiés et sont un message des partisans de l'ancien régime", a asséné le député Essam al-Erian dans un communiqué publié sur le site internet du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la formation politique de la confrérie. "Ceux qui ne peuvent assurer la sécurité et protéger un match de football ne peuvent protéger la nation tout entière", estime le collectif.

L'impuissance des forces de sécurité

Au lendemain du drame, de nombreuses personnes dénoncent l'impuissance des forces de sécurité. Pour les Frères musulmans, il s'agit d'un complot, organisé selon eux par l'armée, toujours au pouvoir depuis la révolution.

Pour Hamed Aguiba, Consul honoraire de France à Port Saïd, il ne s'agit pas d'un dérapage.

Ecoutez son témoignage au micro Europe1 de Martin Feneau :

 

"La plus grande catastrophe" du foot égyptien

Ce drame s'est produit après un match opposant Al Ahli, club phare du championnat égyptien, à Al Masry, l'équipe locale. Des témoins ont rapporté que des heurts avaient débuté juste après que l'arbitre ait sifflé la fin du match. Le club Al-Masry venait de gagner à 3-1, faisant ainsi subir à Al-Ahly sa première défaite de la saison, après 17 journées du championnat national. Les supporteurs d'Al-Masry ont lancé des pierres, des bouteilles et des fusées éclairantes contre ceux d'Al-Ahly, déclenchant les violences.

Le vice-ministre de la Santé Hecham Cheïha a déclaré à la télévision égyptienne : "C'est malheureux et profondément affligeant. Il s'agit de la plus grande catastrophe de l'histoire du football égyptien".