Les États-Unis ont frappé une base aérienne en Syrie

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Les États-Unis ont frappé une base aérienne en Syrie
L'armée américaine annonce avoir frappé la base de Shayrat avec 59 missiles.@ Robert S. PRICE / US NAVY / AFP
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Donald Trump a ordonné des frappes américaines et poursuivi sa charge contre Bachar al-Assad après l'attaque chimique qui a frappé une ville rebelle mardi.

Les États-Unis ont frappé dans la nuit de jeudi à vendredi une base aérienne syrienne en réponse à l'attaque chimique attribuée au régime de Bachar al-Assad. La frappe a été menée avec "59 missiles", a précisé un responsable de la Maison-Blanche, indiquant que les Etats-Unis avaient frappé la base aérienne de Shayrat, qui est "associée au programme" syrien d'armes chimiques et "directement liée" aux évènements "horribles" de mardi.

Les États-Unis ont accusé le régime syrien d'avoir utilisé un agent neurotoxique de type sarin mardi contre la ville rebelle de Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie. Ce bombardement a fait au moins 86 morts, dont 27 enfants.

Mise en garde russe. Plus tôt dans la soirée, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU n'avaient pas réussi à se mettre d'accord sur la meilleure réponse à apporter à l'attaque de mardi. La Russie avait mis en garde les Etats-Unis contre une éventuelle intervention militaire contre son allié syrien.

Les missiles ont été tirés depuis les bateaux de guerre américains USS Porter et USS Ross qui se trouvent actuellement en Méditerranée orientale, a précisé un deuxième responsable américain. Les frappes ont visé "de multiples cibles" sur la base, "avions", "piste", ou pompes à carburant, a-t-il ajouté.



"Intérêt vital". Au cours d'une brève allocution télévisée, le visage fermé et le ton très grave, Donald Trump a affirmé qu'"il est dans l'intérêt vital de la sécurité nationale des Etats-Unis de prévenir et d'empêcher la prolifération et l'usage d'armes chimiques", soulignant "que des années de tentatives de faire changer Assad ont échoué, et échoué dramatiquement". Son secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, a renchéri soulignant que la frappe montre la volonté du président américain d'agir quand des pays "franchissent la ligne".

Quatre soldats ont été tués, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, qui ajoute que la base aérienne visée a été presque totalement détruite. Le gouverneur de la province de Homs évoque "des martyrs", sans préciser le bilan. L'opposition syrienne s'est félicité de cette intervention et a appelé à la poursuite des bombardements jusqu'à "neutraliser" la capacité du régime syrien à mener des raids.