Les entreprises high-tech américaines attaquent en justice le décret anti-immigration de Trump

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Les entreprises high-tech américaines attaquent en justice le décret anti-immigration de Trump
Le décret anti-immigration de Donald Trump est très critiqué par les grandes entreprises américaines, notamment celles de la high-tech.@ AFP
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Plusieurs grandes entreprises de la high-tech américaine ont décidé d'attaquer en justice le décret anti-immigration de Donald Trump.

L'opposition des grandes entreprises américaines au décret Trump portant sur l'immigration était latente depuis quelques jours. La voilà concrète. Plusieurs entreprises de la high-tech américaine ont en effet décidé de dénoncer ce décret anti-immigration devant la justice. Ce document, déposé dans la nuit de dimanche à lundi devant une Cour d'appel, accuse le décret du président américain d'avoir pour conséquences "d'infliger des dommages importants au commerce américain, à l'innovation et à la croissance" du secteur des affaires.

Un décret déjà retoqué par un juge fédéral. Dimanche, une cour d'appel américaine avait rejeté la demande de l'administration Trump de rétablir immédiatement l'application du décret migratoire signé par le président américain fin janvier.

Le département de la Justice avait fait appel samedi soir de la décision d'un juge fédéral bloquant l'application de ce décret signé il y a huit jours par Donald Trump rouvrant ainsi les portes des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen).

"Apple n'existerait pas sans immigration." Mark Zuckerberg, le patron de Facebook s'était prononcé contre ce décret il y a quelques jours. "Mes arrière-grands-parents sont venus d’Allemagne, d’Autriche et de Pologne. Les parents de Priscilla (son épouse) étaient des réfugiés venant de Chine et du Vietnam. Les Etats-Unis sont une nation d’immigrants, et nous devrions en être fiers", avait-il affirmé. Tim  Cook, qui dirige Apple, avait lui rappelé que "Apple n'existerait pas sans immigration". Elon Musk, patron de Tesla, avait lui noté que "beaucoup de personnes heurtées par cette politique soutiennent vraiment les États-Unis".