L'Equateur continue à compter ses morts, un mois après le séisme

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L'Equateur continue à compter ses morts, un mois après le séisme
@ CRÉDITRODRIGO BUENDIA / AFP
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Selon le dernier bilan, 661 personnes ont perdu la vie après le séisme de magnitude 7,8 qui a frappé l'Equateur le 16 avril. 

L'Equateur a commémoré lundi le séisme qui a dévasté la côte Pacifique, le 16 avril, comme "la pire tragédie" depuis le tremblement de terre de 1949 qui avait ravagé la région andine. Un mois après le séisme de magnitude 7,8, qui a fait 661 morts et près de 29.000 sans-abri, selon le dernier bilan, un gigantesque drapeau de 150 m2 a été dressé à 30 m de haut sur le front de mer de Pedernales, épicentre de la catastrophe.

"La douleur est immense". Le président Rafael Correa a déclaré que ce tremblement de terre était "la pire tragédie des sept dernières décennies", en référence à celui de 1949 qui avait rasé des localités entières du centre du pays, faisant quelque 6.000 morts et 100.000 sinistrés. "La douleur est immense, mais plus grande est l'espérance", a néanmoins ajouté le chef de l'Etat sur son compte Twitter. Le bilan pourrait encore s'alourdir. Le ministre de l'Intérieur, José Serrano, présent à Pedernales, a ainsi déclaré qu'"au niveau national il y a environ 700" morts.



Des corps encore retrouvés. Le cadavre d'une jeune femme de 23 ans a ainsi été extrait des ruines d'un centre commercial du port de pêche de Manta, situé au sud, 28 jours après le séisme, a annoncé le secrétariat de gestion des risques, en actualisant le bilan. "De nombreuses personnes (...) ont récupéré leurs proches quelques heures après leur décès dans les décombres et les ont fait enterrer" sans en informer les autorités, a aussi expliqué José Serrano, ajoutant que des analyses étaient encore en cours pour identifier d'autres corps sortis des décombres.

Les autopsies sont en cours. Le Parquet a signalé que si des victimes "ont été inhumées sans que soient remplies les formalités légales", elles seraient exhumées "afin de vérifier leur identité". Des corps ont ainsi dû être exhumés comme celui d'une des deux soeurs décédées d'Apolonia Cagua, une commerçante de Pedernales âgée de 62 ans, qui a été transféré à l'institut médico-légal de Santo Domingo où sont effectuées les autopsies des victimes. "Les papiers n'avaient pas été faits et elle a été sortie samedi", a-t-elle expliqué.