L'Egypte va acheter les deux Mistral non livrés à la Russie pour 950 millions d'euros

  • A
  • A
L'Egypte va acheter les deux Mistral non livrés à la Russie pour 950 millions d'euros
@ GEORGES GOBET / AFP
Partagez sur :

François Hollande a trouvé un accord avec son homologue egyptien, Abdel Fattah al-Sissi, pour un montant de 950 millions d'euros.

Epilogue pour la vente des Mistral: la France a trouvé un accord avec l'Egypte pour l'acquisition de ces deux bâtiments militaires qui devaient initialement être livrés à la Russie, avant que la vente soit annulée. Montant de l'opération : 950 millions d'euros, et la France livrera les Mistral à l'Egypte en mars prochain, "sans rien perdre" financièrement, a précisé le chef de l'Etat.

L'annonce a été faite par l'Elysée mercredi à la mi-journée : "Le président de la République s'est entretenu avec le président Sissi. Ils se sont accordés sur le principe et les modalités de l'acquisition par l'Egypte des deux bâtiments de projection et de commandement de classe Mistral". Cet accord prévoit la formation d'équipages égyptiens mais pas de transferts de technologie et la question de l'armement des deux navires reste "ouverte", a-t-on précisé dans l'entourage du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Un imbroglio de plusieurs mois. "Les discussions étaient largement entamées et bien engagées avec L'Egypte, elles se concrétisent", a expliqué le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, à l'issue du Conseil des ministres. En vertu de l'accord conclu le 5 août entre Paris et Moscou après huit mois d'intenses négociations, le gouvernement français avait annoncé le versement aux autorités russes d'une somme légèrement inférieure à un milliard d'euros, correspondant aux avances qui avaient été versées par la Russie pour l'acquisition des deux navires, dont le prix d'achat devait s'élever à 1,2 milliard.

Quelque 949,7 millions ont été versés par la Banque de France à la Banque centrale russe. Mais l'addition inclut aussi les frais de gardiennage et de maintien en état opérationnel ainsi que les frais de démontage du matériel russe. En tout état de cause, le démontage dans le port de Saint-Nazaire de ces matériels militaires russes intégrés aux deux navires devr