Le Portugal propose d'accueillir 5.800 réfugiés supplémentaires

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Le Portugal propose d'accueillir 5.800 réfugiés supplémentaires
Image d'illustration. @ OZAN KOSE / AFP
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Alors que Lisbonne avait déjà annoncé que le pays accueillerait 4.500 réfugiés, elle propose vendredi d'en accueillir 5.800 de plus. Une manière de combler un besoin de main d'oeuvre dans certains domaines. 

Prêt à accueillir 5.800 réfugiés en plus. Le Portugal a proposé aux pays européens "où la pression migratoire est la plus forte" d'accueillir jusqu'à 5.800 réfugiés, en plus du quota d'environ 4.500 déjà accepté par Lisbonne, a appris l'AFP vendredi de source gouvernementale. "Nous avons envoyé cette proposition cette semaine, par lettre, à la Grèce, l'Autriche, l'Italie et la Suède, et nous avions fait la même offre à l'Allemagne" début février, lors de la visite à Berlin du Premier ministre socialiste Antonio Costa, a précisé un responsable de l'exécutif. "Le Portugal dispose d'une importante façade maritime, mais ne connaît pas la même pression migratoire que ces pays. Dans un esprit de solidarité, nous sommes prêts à accueillir davantage de réfugiés", a-t-il ajouté.

Sous certaines conditions. Cette proposition est cependant réservée à 2.000 étudiants en université et 800 dans l'enseignement professionnel, ainsi qu'à 2.500 à 3.000 réfugiés qualifiés dans les métiers de l'agriculture et de la forêt. "Ce sont des domaines dans lesquels nous avons besoin de main d'oeuvre", a fait valoir le gouvernement, ajoutant que "cela pourra aussi, dans certains cas, être positif pour des régions touchées par la désertification rurale".

Un taux de chômage élevé. Sorti d'un plan d'aide internationale en mai 2014, le Portugal est confronté à un taux de chômage élevé, 12,2%, mais aussi à une désertification de ses régions de l'intérieur, où le taux de natalité est l'un des plus faibles d'Europe. Dans le cadre des négociations européennes, le Portugal avait déjà accepté de recevoir environ 4.500 réfugiés sur deux ans. Le précédent gouvernement de droite, remplacé en novembre par un exécutif socialiste, avait cependant prévenu en septembre que le Portugal était "disposé à faire des sacrifices", mais sans remettre en cause l'effort de récupération économique et financière.