Le futur chef du Pentagone s'en prend à Poutine et à la Chine

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Le futur chef du Pentagone s'en prend à Poutine et à la Chine
Ancien général des Marines, James Mattis a été choisi par Donald Trump pour le secrétariat à la Défense.@ Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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James Mattis, appelé à devenir le secrétaire à la Défense de Donald Trump, estime que "Poutine essaie de casser l'Otan" et que la Chine "détruisait la confiance" de ses voisins.

Devant le Sénat américain, James Mattis a sorti les gros sabots. L'ancien général des Marines choisi par Donald Trump pour devenir le prochain secrétaire à la Défense s'en est pris à deux des plus grandes puissances mondiales, la Russie et la Chine. Le futur chef du Pentagone, sous réserve de confirmation par le Sénat, estime que Vladimir Poutine "essaie de casser" l'Otan. Il a par ailleurs estimé que la Chine "détruisait la confiance" dans ses relations avec ses voisins.

Sur la Russie, le général Mattis a affiché un message de fermeté, propre à rassurer les élus républicains qui s'inquiètent d'une possible complaisance du président élu envers le maître du Kremlin. L'ancien militaire "soutient la volonté" de Donald Trump de renouer le dialogue, mais souligne en même temps que la Russie "a choisi d'être un rival stratégique des Etats-Unis". Les Etats-Unis "doivent être capable de s'opposer" à Moscou le cas échéant, et de "se défendre si leurs intérêts sont menacés".

"Être prêt à s'opposer à la Chine". Le général américain a aussi rendu un hommage appuyé aux agences du renseignement américaines, avec lesquelles le président élu est apparu plus d'une fois en porte-à-faux sur la question de l'ingérence russe dans l'élection présidentielle. "J'ai un très, très haut de degré de confiance dans notre communauté du renseignement", a-t-il indiqué.

A propos de la Chine et de ses ambitions territoriales en mer de Chine méridionale, le général Mattis a expliqué qu'il fallait "collaborer avec la Chine quand c'est possible, mais aussi être prêt à s'opposer à des comportements inappropriés" si Pékin "choisit d'agir contrairement à nos intérêts". Le secrétaire d'Etat nommé par Donald Trump, Rex Tillerson, s'est montré particulièrement ferme sur la question lors de sa propre audition de confirmation, semblant envisager que les Etats-Unis et leurs alliés puissent chercher à empêcher les Chinois d'accéder aux îlots contestés, qu'ils ont transformés en îles artificielles.