Le dentiste qui a tué Cecil le lion fait son mea culpa

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Le dentiste qui a tué Cecil le lion fait son mea culpa
Cecil, un lion mâle de 13 ans, a été abattu par un chasseur au Zimbabwe@ AFP/ZIMBABWE NATIONAL PARKS
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Walter Palmer, désigné comme le chasseur qui a abattu le lion à crinière noire du Zimbabwe, a avoué avoir participé à ce safari. Mais il promet s'être assuré que tout était légal.

Cecil est devenu un trophée de chasse. Le cadavre de ce lion à crinière noir du parc naturel de Hwange au Zimbabwe a été retrouvé début juillet hors de la réserve dans laquelle il vivait. Après l'annonce de la mort de l'animal lundi, une nouvelle chasse s'est enclenchée au Zimbabwe et sur les réseaux sociaux : retrouver son tueur. Les regards d'une association de lutte contre le braconnage se sont rapidement tournés vers Walter Palmer, un riche dentiste américain amateur de safari. Mardi, l'homme a reconnu avoir abattu Cecil et a présenté ses excuses, assurant qu'il ignorait qu'il s'agissait d'un lion particulier.

Des guides "professionnels". "Début juillet, j'étais au Zimbabwe pour un safari à l'arc au gros gibier. J'ai embauché plusieurs guides professionnels et ils se sont assurés d'avoir tous les permis", se défend-il dans un communiqué publié mardi sur le site du Star Tribune. Un Zimbabwéen salarié d'une société d'organisation de safari est soupçonné par la justice du pays d'avoir prévu la chasse. "A ma connaissance, tout dans ce voyage était légal, bien géré et conduit", se dédouane Walter Palmer. Selon les chiffres donnés par la BBC qui a dévoilé cette affaire, le chasseur aurait pu avoir déboursé près de 50.000 euros pour traquer Cecil.

"Je faisais confiance à l'expertise de mes guides locaux et professionnels pour m'assurer que la chasse était légale", déplore Walter Palmer. Il était en effet interdit de chasser le lion dans le parc national de Hwange. Cecil a été attiré hors de la zone grâce à une carcasse avant d'être blessé à l'arbalète et achevé d'une balle près de 40 heures plus tard. L'association des chasseurs et guides professionnels du Zimbabwe plaidait pour la légalité du safari, puisqu'il s'est déroulé hors de la zone de sauvegarde.

Un lion "connu et apprécié". "Jusqu'à la fin de la chasse, je n'avais aucune idée que le lion que j'ai tué était connu et apprécié dans la région, qu'il portait un collier et faisait partie d'une étude", assure Walter Palmer, qui a fait l'objet d'une campagne violente sur les réseaux sociaux après que son nom a été dévoilé dans la presse anglo-saxonne. L'association américaine de défense des animaux Peta appelle à "extrader, poursuivre et préférablement pendre" le chasseur. Devant son cabinet de dentiste, des peluches d'animaux et une pancarte ont été déposées.

Aucune poursuite pour l'heure. Connu pour être un amateur de chasse - on peut trouver sur Flickr plusieurs photos de lui avec ses trophées - , il dit "regretter profondément que l'exercice de l'activité que j'aime et pratique responsablement et légalement a résulté dans la mort de ce lion."

"Je n'ai pas été contacté par les autorités du Zimbabwe ou des Etats-Unis à ce propos, mais je les aiderai dans les enquêtes qui peuvent être en cours", promet le dentiste. Si ses deux accompagnateurs zimbabwéens sont jugés mercredi, Walter Palmer échappe, pour l'instant, à des poursuites judiciaires.