Le cerveau du 11 Septembre accuse l'Amérique dans une lettre à Obama

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Le cerveau du 11 Septembre accuse l'Amérique dans une lettre à Obama
Le cerveau autoproclamé des attentats du 11 septembre a rédigé une lettre de 18 pages pour Barack Obama@ MUSLM.NET / AFP
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L'homme âgé de 52 ans a pris la plume pour écrire 18 pages à Barack Obama, qu'il appelle "la tête du serpent".

Le cerveau autoproclamé des attentats du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed, affirme dans une lettre à l'ex-président Barack Obama que ces attaques qui ont fait près de 3.000 morts étaient le résultat de la politique étrangère des Etats-Unis qui a tué de nombreux innocents.

Barack Obama, la "tête du serpent". Cheikh Mohammed a commencé à écrire en 2014 cette lettre de 18 pages, adressée à "la tête du serpent, Barack Obama," dirigeant de la "nation de l'oppression et de la tyrannie", a indiqué l'avocat de la défense David Nevin, qui en a fourni une copie. Mais la lettre, datée du 8 janvier 2015, n'est parvenue à la Maison-Blanche que deux ans plus tard, lors des derniers jours de la présidence de Barack Obama, selon les médias, après qu'un juge militaire eut ordonné à la prison de Guantanamo où est détenu Cheikh Mohammed de la livrer.

"Ce n'est pas nous qui avons déclenché la guerre contre vous en septembre 2001, c'était vous et vos dictateurs dans nos terres", écrit "KSM" (ses initiales en anglais). Il affirme que Dieu était aux côtés des pirates de l'air d'Al-Qaïda pour ces attentats qui ont frappé New York et Washington durant la présidence de George W. Bush. "Allah nous a aidés à mener le 11 septembre, à détruire l'économie capitaliste, à vous prendre au dépourvu et à exposer l'hypocrisie de vos allégations de longue date sur la démocratie et la liberté", écrit cet homme d'origine pakistanaise et élevé au Koweït. Dressant une liste des "massacres brutaux et sauvages" des Etats-Unis, du Vietnam aux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, Cheikh Mohammed évoque longuement le sort des Palestiniens et le soutien des Etats-Unis à Israël et aux "juifs occupants".

183 simulation de noyade en 2003. Cet homme de 52 ans, détenu depuis une quinzaine d'années et qui risque la peine capitale, affirme ne pas avoir peur de mourir. "Je parle avec joie de la mort", écrit celui qui a été soumis à des sessions de simulation de noyade 183 fois en mars 2003.