Le Burkina Faso fête le premier anniversaire de la chute de Compaoré

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Le Burkina Faso fête le premier anniversaire de la chute de Compaoré
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Plusieurs manifestations commémorant le premier anniversaire de la chute de l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré ont eu lieu au Burkina Faso. 

Plusieurs manifestations commémorant le premier anniversaire de la chute de l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré, chassé par la rue le 31 octobre 2014 après 27 ans au pouvoir, ont eu lieu vendredi au Burkina Faso qui va fêter l'événement tout le week-end.

Concert géant prévu dimanche. Les manifestations ont débuté vendredi matin avec des séances oecuméniques dans les églises et mosquées et se termineront dimanche par un concert géant avec des artistes locaux à la Place de la révolution, épicentre des manifestations anti-Compaoré durant l'année 2014. Quelques centaines de personnes avec en tête, Cheriff Sy, le président du Conseil national de la transition (CNT), l'assemblée intérimaire mise en place après la chute de Compaoré, ont rendu hommage vendredi à la trentaine de "martyrs de l'insurrection" tombés durant les manifestations.

Hommage et justice aux martyrs. Sonnerie aux morts, dépôt de gerbes de fleurs ont marqué cette cérémonie solennelle. "Nous ne réclamons pas la justice, nous allons rendre la justice à nos martyrs parce qu'on ne peut pas continuer à tuer impunément des fils et filles du Burkina Faso. La justice leur sera rendue", a déclaré le président du CNT Chériff Sy au cimetière municipal de Goughin (ouest de la capitale).  Le président a rappelé "le sacrifice ultime (des "martyrs") pour que émerge un Burkina nouveau débarrassé de la forfaiture, du clientélisme, de la gabegie, des crimes de sang et crimes économiques. 

Elections prévues le 29 novembre. Des élections présidentielle et législatives sont prévues le 29 novembre pour définitivement tourner la page de l'ère Compaoré et instaurer une véritable démocratie dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest. Au total, la répression des manifestants a fait officiellement une trentaine de morts et plus de 600 blessés. Le gouvernement de la transition a décidé d'ériger 28 morts en "héros nationaux", ils sont appelés les "martyrs de l'insurrection".