La Maison-Blanche met "la dernière main" à la fermeture de Guantanamo

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La Maison-Blanche met "la dernière main" à la fermeture de Guantanamo
@ MLADEN ANTONOV / AFP
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A moins de 18 mois de la fin de son mandat, le président américain a décidé d’accélérer son plan de fermeture de la prison militaire. 

"C'est une priorité pour le président" Obama. A moins de 18 mois de la fin de son mandat, le président américain a décidé d’accélérer son plan de fermeture de la prison militaire de Guantanamo à Cuba, où plus d'une centaine d'hommes sont enfermés depuis treize ans, sans inculpation ni procès. La Maison-Blanche a indiqué mercredi y mettre "la dernière main".

Insensé de "dépenser trois millions de dollars par prisonnier". Dès son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2009, Barack Obama avait promis de fermer le centre de détention. Il va donc tenir promesse. "Continuer à faire fonctionner cette prison ne représente pas une utilisation efficace des impôts", a expliqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest. Barack Obama, qui a sans cesse réaffirmé cette promesse de campagne au cours de ses deux mandats, juge insensé de "dépenser trois millions de dollars par prisonnier pour conserver une prison que le monde condamne et que les terroristes utilisent pour recruter", comme il l'a martelé en janvier, dans son discours de l'état de l'Union de 2015.

Les républicains font barrage. Jusque-là, le président américain s'est toujours heurté au refus des républicains, majoritaires dans les deux chambres du Congrès. Fin juin, le Sénat a adopté sa version de la loi annuelle sur la défense, qui renforce les restrictions à la fermeture de la prison de Guantanamo, et maintient ses exigences pour garantir que les hommes ne retournent pas au combat une fois libérés à l'étranger.

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Aujourd'hui, il en reste 116, sur un maximum de quelque 680 dénombrés en 2003. Parmi eux, 75 Yéménites, l'un des plus gros obstacles à la fermeture de Guantanamo, car leur rapatriement est impossible en raison de l'actuelle situation explosive au Yémen.

Mais Barack Obama a menacé d'opposer son veto à ce texte et, selon des observateurs, pourrait finalement choisir de passer en force pour décréter la fermeture de Guantanamo. D’autant plus que, alors que les relations diplomatiques avec Cuba se réchauffent, le président américain devrait tendre l’oreille à Raul Castro, qui veut récupérer les terrains sur lesquels les Etats-Unis ont installé leur base navale et la prison.


Le Yémen, principal obstacle

Les premiers détenus sont arrivés à Guantanamo le 11 janvier 2002, sur ces terres louées à Cuba depuis 1903, quand, quatre mois après les attentats du 11-Septembre, le président George W. Bush faisait enfermer dans des cages à ciel ouvert les "pires des pires" de sa guerre contre le terrorisme.