La Grèce en avant-première du G20

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La Grèce en avant-première du G20
Angela Merkel, Christine Lagarde et Nicolas Sarkozy se penchent sur le patient grec, dont ils doivent rencontrer le Premier ministre en début de soirée.@ REUTERS
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 A la veille du G20, les pays de la zone euro ont tenté de clarifier la situation en Grèce.

Le sommet du G20 débute jeudi à Cannes mais, crise grecque oblige, les principaux dirigeants européens et le FMI débutent dès mercredi leurs travaux pour tenter de ramener le calme dans la zone euro et sur les marchés. Le premier ministre Georges Papandreou est notamment attendu mercredi soir pour s'expliquer sur son annonce surprise d'un référendum sur le plan de sauvetage. Europe1.fr vous propose de suivre les évènements en direct.

23h30 : "la Grèce doit décider si elle veut rester dans l'euro". Nicolas Sarkozy a conclu son intervention en lançant cette sentence grave, répétant qu'il souhaitait le maintien de la Grèce au sein de l'euro et que ce choix revenait aux Grecs.

23h28 : un référendum le 4 ou 5 décembre. Georges Papandréou a indiqué lors des discussions qu'il projetait d'organsier le référendum "autour du 4 ou 5 décembre", a déclaré Nicolas Sarkozy.

23h25 : Merkel et Sarko font le point. Les deux dirigeants ont tenu une conférence de presse commune pour détailler le contenu des discussions. Après avoir annoncé l'accélération du déploiement du FESF, le couple franco-allemand a évoqué le cas grec. Il a été répété que l'aide financière ne serait versée qu'une fois le référendum organisé et les conditions préétablies remplies.

22h15 : déclaration commune franco-allemande. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy feront une déclaration commune à l'issue de leur rencontre avec le Premier ministre grec, a annoncé la présidence française du G20

21h30 : la Grèce risque "un appauvrissement" si elle quitte l'euro. Une sortie de la Grèce de l'euro "voudrait dire un appauvrissement soudain de l'ensemble de (de ce pays) dans des conditions absolument terribles", a commenté Michel Sapin, secrétaire national du PS en charge de l'économie, invité du Talk Orange/Le Figaro.

21h05 : Papandreou est arrivé. Attend du pied ferme pour s'expliquer sur son initiative d'organiser un référendum, le Premier ministre grec est arrivé au Palais des festivals de Cannes.

20h45 : Lagarde n'a "jamais vu une telle détermination". "Bien sûr il y a des obstacles sur la route, parfois majeurs", a déclaré la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), avant d'ajouter qu'elle n'avait jamais vu "une telle détermination à agir de manière coordonnée". "Ce qui compte (...) c'est la fermeté et la détermination des partenaires européens (...) à appliquer l'accord du 27 octobre", a ajouté Christine Lagarde.

20h35 : mini-sommet supplémentaire jeudi matin. Les dirigeants de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne, ainsi que ceux des institutions européennes se réuniront jeudi matin pour un mini-sommet consacré à la crise grecque.

20h15 : la Chine attend de voir. Pékin attend d'avantage de précisions avant de décider si la Chine investira dans le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Le secrétaire d'Etat aux Finances chinois a par ailleurs rappelé que son pays espère que le plan de sauvetage soit appliqué.

20h05 : l'OMC rassurant à propos de l'aide chinoise. Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) s'est voulu rassurant face aux inquiétudes suscitées par la possibilité d'une aide de la Chine à l'UE, assurant que les Chinois se comporteraient en "investisseurs". "Ils ont investi énormément dans les bonds du Trésor américain pour autant que je sache les Etats-Unis ne sont pas devenus des vassaux de la Chine", a affirmé Pascal Lamy.

19h35 : fin de la première réunion. Les premières rencontres ont pris fin. Outre les dirigeants français et allemand, la patronne du FMI, ainsi que les présidents de l'UE, de la Commission européenne et de l'Eurogroupe y assistaient. Le président Sarkozy a ensuite retrouvé son homologue chinois Hu Jintao pour un entretien suivi d'un dîner de travail.

19h30 : l'Eurogroupe rappelle la Grèce à l'ordre. Le président de l'Eurogroupe a rappelé à la Grèce qu'elle est tenue par les décisions prises le 27 octobre par les dirigeants de la zone euro pour assurer son sauvetage financier. "Nous avons pris il y a une semaine des décisions à 17, nous n'accepterons pas que quelqu'un se dissocie de la décision des 17", a dit Jean-Claude Juncker, Premier ministre luxembourgeois.

19h10 : le référendum grec portera sur le plan de sauvetage.  La consultation portera sur le plan d'aide européen, et non sur l'appartenance à la zone euro, a annoncé le porte-parole du gouvernement grec.Interrogé sur le maintien de la Grèce dans la zone euro, le porte-parole Angelos Tolkas a répondu: "Non, ce ne sera pas la question. Ce sera le plan de sauvetage".

18h50 : l'aide financière suspendu jusqu'au référendum. L'Union européenne et le Fonds monétaire international ne verseront pas la sixième tranche d'aide à Athènes, de huit milliards d'euros, tant que la Grèce n'aura pas organisé le référendum, a confié une source du FMI à l'agence Reuters.

18h50 : les Etats-Unis espèrent "l'unanimité". "Les événements en Grèce (...) soulignent le besoin pour l'Europe de s'unir et de faire bloc derrière des mesures décisives qui permettent de résoudre la crise", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, avant d'ajouter : "notre but est qu'émerge une unanimité d'objectifs au G20".

18h35 : Conserver l'euro, "un dogme" (ministre grec). "La place de la Grèce dans l'euro est un acquis national. Pour nous, notre formation politique et le gouvernement, c'est un dogme", a déclaré le ministre de la réforme de l'administration, Dimitris Reppas, en introduction d'un débat du Parlement grec sur le sujet.

18h30 : Papandreou lance un référendum ? "C'est son droit" (Hollande). "Le premier ministre grec soumet cette question référendaire au Parlement grec. C'est son droit. C'est la légitimité du peuple grec d'être consulté, si le Parlement l'accepte", a réagi François Hollande, candidat socialiste à la présidence. "Moi, je n'ai pas à juger ici d'une procédure. Je constate qu'elle a des conséquences. Il faut donc que l'Europe puisse, si ce référendum était décidé, accompagner ce processus pour qu'il se termine bien", a-t-il ajouté.

18h10 : le mini-sommet débute. Les discussions à propos de la Grèce ont débuté en compagnie des principaux dirigeants de l'Union européenne, dont Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, et de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. Ils doivernt être rejoints vers 20h30 par le Premier ministre grec Georges Papandréou et son ministre des Finances Evangélos Vénizélos pour une deuxième réunion.

18h05 : le patronat du G20 "triste, affecté et même un peu en colère". "Nous industriels, nous ne pouvons pas faire grand chose, nous allons attendre. Cela prend tout le monde à contre-pied et je dirai qu'en tant que chef d'entreprise, je suis surpris de la façon dont les événements se sont déroulés et je ne peux qu'en être triste, affecté et même un peu en colère", a déclaré Frédéric Sanchez, patron du grouep Five, à l'issue d'une réunion à Cannes réunissant les chefs d'entreprise des principaux pays riches et émergents.

17h50 : la France a proposé son expertise fiscale. Le gouvernement français a proposé à la Grèce l'envoi de fonctionnaires des impôts et des douanes afin de l'aider à se restructurer dans ces domaines, a expliqué la ministre du Budget Valérie Pécresse, invitée de "Questions d'Info" LCP/France Info/Le Monde/AFP".

17h45 : le référendum "jamais mentionné" (Pécresse). Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, n'avait "jamais, à aucun moment de la négociation, mentionné qu'il pourrait y avoir (...) une consultation du peuple grec", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, invitée de "Questions d'Info" LCP/France Info/Le Monde/AFP. "Cet accord est un ensemble de droits et de devoirs (...), il est incontournable", a-t-elle ajouté.

17h25 : Nicolas Sarkozy est arrivé à Cannes. Le président français est arrivé sans faire de déclaration au Palais des festivals, où il doit recevoir les principaux dirigeants européens et du FMI pour un mini-sommet de crise sur la Grèce.

17h10 : l'Allemagne a "besoin de clarté". "Nous voulons mettre en oeuvre ce plan, mais pour cela, nous avons besoin de clarté. La réunion de ce soir devrait précisément y contribuer", a déclaré à Berlin Angela Merkel, avant de rejoindre Cannes.

16h50 : la Grèce pressée de réfléchir à son referendum. Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, va "réfléchir aux conséquences pour son propre pays" d'un référendum sur le plan de sauvetage de la zone euro, a estimé mercredi dans les couloirs de l'Assemblée le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier.

16h45 : un plan Marshall pour la Grèce ? Les chefs des Verts européens, Daniel Cohn-Bendit et Rebecca Harms, ont exigé mercredi la mise en œuvre d'un véritable programme de reconstruction pour la Grèce afin de permettre une issue favorable du référendum annoncé sur le plan de sauvetage européen.

16h10 : l'Italie s'active pour de nouvelles mesures. Silvio Berlusconi a convoqué pour mercredi soir un conseil des ministres pour adopter des mesures destinées à mettre l'Italie à l'abri de la crise avant de se rendre jeudi au G20.


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