La faim menace un 1/4 des Centrafricains

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Un quart de la population de la République centrafricaine risque de souffrir de la faim en raison des combats entre milices chrétiennes et musulmanes, a annoncé lundi la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (Pam).

Ertharin Cousin a prévenu que la sécurité, dans la capitale Bangui et dans le pays en général, n'était toujours pas garantie malgré la présence des militaires français de l'opération Sangaris et des soldats de la force africaine, la Misca, ce qui rend difficile la distribution de l'aide humanitaire.

Plus de 500.000 personnes ont fui leur domicile depuis la prise de pouvoir par les milices musulmanes de la Séléka en mars dernier. L'offensive que les milices chrétiennes "anti-balakas" ont lancé le 5 décembre à Bangui et les représailles qui ont suivie sont fait un demi-millier de morts et quelque 160.000 déplacés dans la seule capitale, selon les chiffres de la directrice du Pam.

Elle souligne que la situation sur le terrain est particulièrement changeante, car certains secteurs, accessibles un jour, ne le sont plus le lendemain. Au total, précise-t-elle, un quart des 5,2 millions de Centrafricains sont considérés comme n'ayant pas un accès assuré à la nourriture, à la suite de la montée des violences depuis le 5 décembre.