La couche d'ozone (encore) fragilisée

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La couche d'ozone (encore) fragilisée
Depuis le début de l'hiver, la couche d'ozone a perdu 40% de ses capacités au-dessus de l'Arctique.@ REUTERS
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Le trou de la couche d’ozone a atteint un taux record cet hiver dans l’Arctique.

Ces derniers mois ont été rudes pour l’atmosphère. D’après l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la destruction de la couche d'ozone, dont le rôle est de protéger la terre des rayons ultra-violets, a en effet atteint des records cet hiver au-dessus de l'Arctique.

40% de déperdition dans l’Arctique

Des équipes de météorologues ont mené des observations dans la zone, à l’aide de ballons-sondes, et de mesures par satellite. Les résultats recueillis ont révélé que la colonne d’ozone avait accusé une déperdition d’environ 40% au-dessus de l’Arctique "entre le début de l'hiver et la fin du mois de mars".

Aux yeux des scientifiques, le chiffre est assez remarquable pour être souligné. Le précédent "record" dans la même zone était une perte d'environ 30% sur tout un hiver, a ainsi rappelé l’organisation onusienne dans un communiqué diffusé mardi.

Trop de gaz à effet de serre

La déperdition record s'explique avant tout, selon l'OMM, par "la persistance dans l'atmosphère de substances nocives pour ce gaz et d'un hiver très froid au niveau de la stratosphère, deuxième grande couche de l'atmosphère terrestre située juste au-dessus de la troposphère".

Mais, d’après l’OMM, la déperdition aurait été bien plus importante s’il n’existait aucune législation mondiale concernant les gaz à effet de serre. Ainsi, le Protocole de Montréal, signé en 1987 et appliqué par 196 pays, prévoit l’interdiction des chlorofluorocarbones (CFC) et des halons, utilisées naguère dans les réfrigérateurs, les propulseurs d'aérosols et les extincteurs.

Grâce à ce texte, avancent les scientifique, la couche d’ozone (hors zones polaires) pourrait revenir à son niveau d'avant 1980 aux alentours de 2030-2040.

En revanche, indique l'organisation, le trou dans la couche d'ozone qui se forme chaque printemps au-dessus de l'Antarctique est un phénomène qui devrait persister jusque vers 2045-2060, tandis qu'au-dessus de l'Arctique, le retour à la normale interviendra probablement dix à vingt ans plus tôt.