Trois charcuteries industrielles françaises ont obtenu jeudi le précieux sésame sanitaire pour pouvoir exporter en Corée du Sud, a-t-on appris auprès du ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot, en visite à Séoul. Trois autres entreprises attendent également ce feu vert.

Le marché coréen est certes une niche, reconnaît-on dans l'entourage du ministre, mais "c'est un signe positif pour la filière porcine française: elle a des débouchés à l'export", souligne-t-on. Cette ouverture est le résultat de la campagne menée par le gouvernement pour promouvoir l'agroalimentaire français en Asie.

La charcuterie "Made in France" se vend déjà en Asie du Nord, au Japon, à Taïwan et à Hong Kong, et la France espère obtenir prochainement l'autorisation de la Chine, un marché gigantesque. La charcuterie française fait partie des secteurs agroalimentaires en crise: elle a perdu un millier d'emplois sur deux ans en raison de marges faibles et de la concurrence de l'Allemagne. La présidente sud-coréenne Park Geun-hye est attendue en France en début de semaine prochaine.