L’opposition au pape monte à Londres

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L’opposition au pape monte à Londres
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Le primat d'Angleterre a défendu Benoît XVI après une manifestation à Londres dimanche.

Alors que le pape Benoît XVI a mené dimanche la procession des Rameaux devant des dizaines de milliers de pèlerins au Vatican, quelques dizaines de personnes ont manifesté dimanche midi à Londres exigeant sa démission à la suite du scandale sur sa gestion de la pédophilie au sein de l'Eglise. Réunis devant la cathédrale de Westminster, ils ont même demandé "une enquête en vue de poursuites". Il n'y a "pas de raison solide" en faveur de la démission du pape Benoît XVI, a réagi le primat d'Angleterre et du Pays de Galles.

Le pape est plongé dans la polémique après des accusations du New York Timesselon lesquelles il n'aurait pas sanctionné en 1996 un prêtre américain accusé de viols répétés sur 200 enfants. Le Vatican a assuré que Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, n'avait été informé que 20 ans après les faits, quand le prêtre était vieux et malade.

"Il n'a été impliqué dans aucune tentative d'étouffer les affaires... En fait, c'est le cardinal Ratzinger (futur pape Benoît XVI, ndlr) qui a poussé à des changements significatifs. Il a par exemple fait pression en faveur d'un processus rapide pour (limoger) les prêtres qui ont commis des abus... Puis, en 2001, il a émis un document qui fait en sorte que les évêques ne sont pas laissés seuls" face au problème, a expliqué le primat d'Angleterre et du Pays de Galles, Mgr Vincent Nichols.

La contestation s'amplifie

Au Royaume-Uni, la contestation s'amplifie. Outre la manifestation de dimanche, une pétition a réuni près de dix mille signatures pour demander au Premier ministre Gordon Brown d'exprimer son "désaccord face au rôle du pape dans l'étouffement des sévices sexuels commis sur les enfants par le clergé catholique" et que la prochaine visite de Benoît XVI en septembre au Royaume-Uni ne soit pas financée par les contribuables britanniques.