L'acte de bravoure du Français enlevé à Abidjan

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L'acte de bravoure du Français enlevé à Abidjan
Les deux otages français ont été enlevés il y a 10 jours à Abidjan@ REUTERS
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TEMOIGNAGE E1 - Son père raconte qu'il a voulu protéger des journalistes face aux militaires.

Les deux Français enlevés depuis plus de dix jours à Abidjan restent introuvables. Le père de Stéphane Frantz di Rippel, le directeur du Novotel d'Abidjan qui a été enlevé en compagnie de son collègue Yves Lamblin, est informé quotidiennement par la direction de la chaîne d'hôtel, mais il est de plus en plus inquiet et pense au pire.

Jacques Frantz di Rippel a réussi à connaître les circonstances exactes de l'enlèvement des deux Français. C'est par bravoure, parce qu'il refusait de dire aux militaires qu'il y avait des journalistes dans son hôtel, que son fils a été enlevé.

"Il n'y a pas de journalistes ici'"

"Les militaires africains ont demandé où étaient les journalistes, et mon fils a répondu : 'il n'y a pas de journalistes ici'", témoigne le père de Stéphane Frantz di Rippel. Son collègue, Yves Lamblin, a alors voulu intervenir, et les deux Français ont été embarqués par ces militaires.

La scène de l'enlèvement lui a été rapportée par le directeur du Pullman à Abidjan :

L'identité des kidnappeurs n'est apparemment pas connue. "Au début nous pensions qu'ils avaient été enlevés par des gens de Gbagbo et qu'ils avaient été conduits à la présidence de la République, or ils n'ont trouvé personne", témoigne-t-il au micro d'Europe 1.

Un commandant parmi les kidnappeurs

Toutefois, à leur sortie de l'hôtel, les deux otages ont été filmés. "Il y aurait comme patron de ces kidnappeurs un commandant, le problème c'est que nous n'avons aucune information là-dessus", dit ce père inquiet.

Ce père espère que son fils et les autres otages sont toujours en vie. Il attend également que les banques, actuellement bloquées en Côte d'Ivoire, rouvrent pour payer une éventuelle rançon.