Journalistes tués en direct : l'hommage de leur chaîne de télévision

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Journalistes tués en direct : l'hommage de leur chaîne de télévision
@ Capture d'écran
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Après l'effroi, le recueillement. La chaîne locale WDBJ7 a partagé un moment de recueillement avec ses téléspectateurs jeudi.

Une minute de silence partagée avec leurs téléspectateurs. La chaîne de télévision locale américaine dont deux journalistes ont été abattus en direct mercredi par un ancien salarié, leur a rendu hommage jeudi.

Main dans la main sur le plateau. Se tenant les mains sur le plateau de la matinale de WDBJ7, la chaîne de l'état de Virginie, la présentatrice et deux collègues ont observé une minute de silence à 06h45, la même heure à laquelle s'est produit le drame mercredi. Dans le même temps, des photos des journalistes tués étaient diffusées à l'antenne.

  

"Nous venons devant vous aujourd'hui avec des cœurs très lourds" mais "nous allons, avec le temps, nous remettre", a déclaré la voix nouée, la présentatrice Kimberly McBroom. C'est elle qui était à l'antenne mercredi au moment des meurtres en direct. Elle avait exprimé sa stupeur lorsqu'un homme avait froidement abattu la reporter Alison Parker, 24 ans, et le caméraman Adam Ward, 27 ans, alors qu'ils interviewaient une femme en extérieur non loin de Roanoke.

L'horreur en direct. Non seulement le tueur, un ancien journaliste de la chaîne, a agi en direct à la télévision, mais il a aussi lui-même filmé la scène avant de la diffuser sur les réseaux sociaux. Vester Lee Flanagan, 41 ans, aussi connu sous le nom de Bryce Williams, s'est enfui en voiture avant d'être rattrapé par la police. Retrouvé blessé par balle et dans un état critique, l'homme a succombé à ses blessures.

L'éternel débat sur les armes relancé. Ce fait divers à l'écho retentissant par sa dimension médiatique a relancé outre-Atlantique le débat sur l'accès aux armes à feu. Le jour-même, la Maison Blanche exhortait le congrès à légiférer sur la question.  Déplorant une "fusillade tragique", le porte-parole de Barack Obama, Josh Earnest a souligné que le Congrès pouvait prendre des mesures de bon sens pour limiter ce genre de drames "beaucoup trop fréquents".

"Si aucune loi ne mettra fin à toutes les violences dans ce pays, il y a des mesures de bon sens que seul le Congrès peut prendre et dont nous savons qu'elles auraient un impact tangible", a-t-il souligné. Et de conclure : "le président continue à croire que c'est ce que les (élus du Congrès) devraient faire".