Iran : nouvelle manifestation à Téhéran, un policier tué à Najafabad

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Un policier iranien a été tué lundi et trois autres blessés, selon la police, au cinquième jour d'un mouvement de protestation contre le pouvoir.

Alors que des petits groupes de manifestants, dont certains scandaient des slogans anti-régime, se sont rassemblés lundi soir dans un quartier du centre de Téhéran, un policier iranien a été tué par balle et trois de ses collègues ont été blessés à Najafabad, à 340 km de là, dans le centre du pays, a annoncé lundi un porte-parole des forces de l'ordre. Il s'agit des premières victimes au sein des forces de l'ordre depuis le début, jeudi, d'un mouvement de contestation inédit depuis 2009.

Un policier tué, trois autres blessés. "Un agitateur a profité de la situation dans la ville de Najafabad et tiré sur les forces de police avec un fusil de chasse. Trois (policiers) ont été blessés et un dernier est mort en martyr", a déclaré Saeed Montazer al Mahdi, un porte-parole de la police cité par la télévision publique iranienne. Ce dernier n'a pas précisé quand avait eu lieu l'affrontement.

Manifestation à Téhéran. À Téhéran, au cinquième jour du mouvement de protestations contre les difficultés économiques et le pouvoir, l'agence Fars, proche des conservateurs, a notamment diffusé la vidéo d'un taxi jaune en feu qu'une personne munie d'un extincteur essayait d'éteindre. "Un fauteur de troubles a mis le feu à la voiture avant de s'enfuir immédiatement", selon l'agence Mehr. Des protestataires s'étaient déjà rassemblés samedi et dimanche soirs dans un quartier du centre de Téhéran pour scander des slogans contre le pouvoir. 



Plusieurs arrestations. Par ailleurs, le ministre des Renseignements a annoncé dans un communiqué diffusé par l'agence Isna que "des perturbateurs et des éléments qui provoquaient les troubles ont été identifiés et un certain nombre d'entre eux arrêtés". "Les autres sont poursuivis et il y aura bientôt une action ferme (menée) contre eux", selon ce communiqué. La police a également annoncé l'arrestation de "quatre personnes qui avaient insulté le drapeau sacré de la République islamique d'Iran" en le brûlant, a rapporté un site internet de la télévision d'État. Les médias officiels ont publié un communiqué du commandement de la sécurité cybernétique avec les photos de trois jeunes, présentés comme les meneurs des manifestations, en demandant à la population de les identifier.