Ils sont l'avenir du parti républicain

  • A
  • A
Ils sont l'avenir du parti républicain
Pour les étoiles montantes du parti républicain, la convention de Tampa est une occasion de se montrer.@ REUTERS
Partagez sur :

ZOOM - La convention républicaine est aussi l'occasion pour la jeune garde de se mettre en avant.

Heureux élus, ils ont eu l'honneur de s'adresser aux délégués républicains, ou s'apprêtent à le faire. La convention républicaine organisée cette semaine à Tampa, en Floride, a pour but d'entériner la candidature de Mitt Romney à la Maison-Blanche, mais elle est aussi une occasion pour les étoiles montantes du parti de monter à la tribune. Et peut constituer un véritable accélérateur de carrière politique, comme ce fut le cas côté démocrate pour Barack Obama, dont l'intervention à la convention de 2004 avait fait sensation. Galerie de portraits de ces républicains qui sont peut-être les Reagan et Bush de demain.

Chris christie, républicains,

© REUTERS

Chris Christie, le poids lourd. Un temps pressenti comme colistier de Mitt Romney, il se verrait plutôt candidat du parti en 2016. Un récent sondage du Public Policy Polling semble lui donner raison : si des primaires pour désigner un candidat républicain pour 2016 avaient lieu maintenant dans le New Hampshire, Chris Christie arriverait en tête avec 24% devant les autres républicains. Cet ancien procureur de 49 ans s'est lancé tardivement en politique. Son exploit : avoir réussi en janvier 2010 à chiper les rênes du New Jersey aux démocrates qui les détenaient depuis plus d'une décennie. 

En un temps record, il a réussi à combler les millions de dollars de déficit de cet Etat du nord-est, grâce à des coupes dans l'éducation et les aides locales, tout en limitant les hausses d'impôts. Mardi soir, il a prononcé le "keynote speech", le discours le plus important de la convention après celui du candidat. Mais de l'avis d'une partie de la presse, il a toutefois raté son occasion de briller. Le site Politico n'hésite pas à parler de "flop" et note que pendant les 24 minutes de son allocution, il a parlé un peu trop de lui-même, et pas assez de Mitt Romney.

nikki haley, républicains

© REUTERS

Nikki Haley, le symbole de la diversité. Elle est doublement minoritaire : non seulement c'est une des rares femmes à avoir pu prendre la parole à Tampa, mais en plus, elle est d'origine indienne. En faisant monter sur scène Nikki Haley, 40 ans, gouverneur de Caroline du Sud, le Grand Old Party (GOP), le surnom du parti républicain, espérait peut-être qu'elle aiderait Mitt Romney à conquérir le cœur des femmes. Au cours de la convention, le GOP a en outre mis en avant de nombreux représentants des minorités, dans un effort de prouver qu'il n'est pas le parti de l'Amérique blanche.

"Je suis la fille fière d'immigrants indiens qui nous ont rappelé chaque jour, à mes frères, ma sœur et moi, à quel point nous étions bénis de vivre dans ce pays", a-t-elle d'ailleurs insisté en préambule de son discours. Elle s'est ensuite lancée dans une charge violente contre Barack Obama, accusé d'"humilier l'ingéniosité et l'innovation américaines". 

marco rubio, républicains

© REUTERS

Marco Rubio, incarnation du Tea Party. Lui aussi est issu de l'immigration. Figure des Latino-américains du parti républicain, le sénateur de Floride, âgé de 41 ans, est aussi associé au mouvement hétéroclite du Tea Party. Sans pitié, Marco Rubio a réussi à se faire élire au Congrès en 2010, après avoir écarté le sénateur sortant de Floride, Charlie Crist, qui a même quitté le parti depuis.

C'est à lui que reviendra l'honneur de prononcer le discours d'introduction avant l'allocution de Mitt Romney jeudi soir. Attendu au tournant, il est considéré comme un meilleur messager pour les idées de Mitt Romney que Mitt Romney lui-même, analyse le Miami Herald

rand paul, républicains,

© REUTERS

Rand Paul, le fils de son père. Chez les Paul, la politique se pratique en famille. Ron Paul, le père de Rand, candidat malheureux à la primaire républicaine de 2012, est une figure de la vie politique américaine depuis les années 70, et un partisan des idées libertariennes. Son credo : réduire au minimum l'intervention de l'Etat, non seulement dans l'économie, mais aussi dans les questions de société. D'où ses positions parfois étonnantes, très libérales en matière de mœurs ou de drogues.

Mais alors que Paul senior a toujours gardé ses distances avec l'appareil du parti républicain, Paul junior, sénateur du Kentucky, y est beaucoup plus intégré, et soutient activement la candidature de Mitt Romney. Mercredi soir, son discours a été accueilli aux cris de "Liberté !" par les libertariens présents dans la salle, ainsi que par le Tea Party. "Nous n'avons rien à craindre, si ce n'est notre propre réticence à défendre ce qui nous appartient naturellement, nos droits, donnés par Dieu", a notamment lancé le sénateur. Les libertariens sont souvent prompts à dénoncer l'inconstitutionnalité de certaines lois. Rand Paul n'a pas dérogé à la règle mercredi, insistant lourdement sur le fait qu'à ses yeux, la réforme de la santé de Barack Obama violait la Constitution américaine.