Hollande, une tournée diplomatique pour préciser les buts de guerre

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Hollande, une tournée diplomatique pour préciser les buts de guerre
François Hollande se rend ce mardi à la Maison Blanche pour rencontrer son homologue américain.@ ALAIN JOCARD / AFP
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François Hollande se rend ce mardi à Washington. Objectif : demander à Barack Obama d'intensifier les frappes aériennes sur la Syrie, mais aussi d'envisager des opérations "ciblées" au sol.

François Hollande poursuit sa semaine marathon. Après avoir rencontré David Cameron hier, qui a promis de plaider pour des frappes contre Daech devant le Parlement, le Président de la République rencontre Barack Obama mardi après-midi pour discuter de la stratégie en Syrie après les attentats. L'objectif, c'est de s’assurer de l’organisation d’une coordination unique de l’effort de guerre contre l'organisation État islamique.

Intensifier les frappes et les opérations commandos. Alors que les chasseurs du porte-avions Charles-de-Gaulle ont détruit dans la nuit un centre de commandement djihadiste, François Hollande devrait évoquer avec Barack Obama l'opportunité d'opérations "ciblées" au sol. Alors attention, on ne parle surtout pas d’une opération niveau guerre du Golfe, mais bien d’intervenir de manière ponctuelle, des opérations commandos pour éliminer les djihadistes. Et qui a les moyens de ce genre d’opérations ? Les Américains bien sûr, les Français, mais aussi les Russes qui sont, on le sait déjà, très présents au sol.

Convaincre la Russie et les alliés arabes. Mercredi, le président français aura un dîner informel avec la chancelière allemande Angela Merkel, avant de se rendre jeudi à Moscou. Il demandera à Vladimir Poutine de concentrer davantage encore ses frappes militaires contre Daech et de cesser de prendre pour cible les alliés syriens de la coalition. La question du sort de Bachar al-Assad, qui continue à diviser le camp russo-iranien et le camp occidental, sera également à l'ordre du jour. 

François Hollande pense aussi et surtout aux alliés arabes pour envoyer des hommes sur le terrain : l'Irak, mais aussi la Jordanie, dont un pilote avait été brûlé vif par Daech en février dernier, argument dont se servent les négociateurs français. Un officiel conclut : "Daech, c'est 30.000 mecs. Si on n'arrive pas tous ensemble à les liquider, c'est à désespérer"...