Hillary Clinton veut des sanctions contre Edward Snowden

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Hillary Clinton veut des sanctions contre Edward Snowden
@ AFP
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La candidate à la primaire démocrate s'est exprimée au sujet du lanceur d'alerte de la NSA, Edward Snowden. 

Snowden au coeur de la campagne pour la présidentielle américaine. La candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton a durement jugé l'ex-prestataire informatique du renseignement américain Edward Snowden mardi lors d'un débat télévisé, estimant qu'il devait faire face aux conséquences judiciaires de ses actes.

"Faire face aux conséquences". "Il a enfreint la loi des Etats-Unis", a déclaré Hillary Clinton lors du premier débat des primaires présidentielles démocrates, à Las Vegas. "Il aurait pu être un lanceur d'alerte, soulever toutes les questions qu'il a soulevées, et je pense qu'il aurait pu susciter une réponse positive". "Il a en outre volé des informations très importantes qui malheureusement sont tombées entre beaucoup de mauvaises mains. Donc je ne pense pas qu'il devrait pouvoir revenir ici sans faire face aux conséquences", a-t-elle dit, interrogée sur une éventuelle peine de prison.

Snowden défendu par Bernie Sanders. Le sénateur Bernie Sanders, rival d'Hillary Clinton, n'a pas eu la même sévérité. Il a salué le débat suscité par les révélations d'Edward Snowden, qui a conduit à l'adoption par le Congrès américain d'une réforme. "Snowden a joué un rôle important pour sensibiliser les gens sur l'ampleur de la violation de nos libertés civiques et de nos droits. Je pense que ce qu'il a fait doit être pris en considération avant toute chose", a-t-il dit.

Toujours en exil en Russie. L'ex-secrétaire d'Etat de Barack Obama avait déjà regretté dans le passé qu'Edward Snowden ait fui les Etats-Unis pour diffuser auprès de journalistes, en juin 2013, des informations sur les abus de l'Agence de sécurité nationale (NSA), des révélations qui avait provoqué un scandale international. Edward Snowden, réfugié en Russie depuis 2013, a également affirmé que les informations prises à la NSA avaient toujours été en sécurité. Il dit les avoir seulement transmises à des journalistes et n'être plus en leur possession.