Grande-Bretagne : une mère fait subir à ses enfants des traitements médicaux pour toucher de l'argent

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Grande-Bretagne : une mère fait subir à ses enfants des traitements médicaux pour toucher de l'argent
Image d'illustration.@ FRANCK FIFE / AFP
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Cette femme poussait son fils à adopter un comportement d'autisme et lui a fait prendre des stéroïdes pour un asthme qu'il n'avait pas.

Une mère de 48 ans a été condamnée lundi à sept ans et demi de prison en Grande-Bretagne pour avoir fait subir à ses enfants des traitements médicaux dont ils n'avaient pas besoin dans le seul but de réclamer des centaines de milliers de livres de prestations sociales.

Sonde gastrique, stéroïdes et faux autisme. Cette habitante de Croydon, au sud de Londres, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a pendant au moins dix ans prétendu que son fils et sa fille avaient souffert de toute une série de problèmes de santé, au point que des chirurgiens ont même fini par leur implanter des sondes gastriques pour les alimenter alors qu'ils sont capables de se nourrir normalement, ont découvert les enquêteurs. Le garçon s'est en outre vu administrer des stéroïdes pour un asthme aigu, bien qu'aucun des symptômes de cette maladie qu'elle a décrits chez lui n'eût jamais été détecté quand il était à l'école. Il a aussi été encouragé par sa mère à se comporter en autiste.

375.200 livres d'aides. Résultat, cette femme a réclamé de manière indue 87.400 livres (100.630 euros) au titre de ce prétendu handicap. Selon la police, elle a au total demandé à recevoir pour 375.200 de livres (432.544 euros) d'aides financières, y compris un revenu complémentaire alors qu'elle vivait avec un homme ayant un emploi. De plus, les enquêteurs ont découvert à son domicile un stock de médicaments non utilisés ayant coûté à la sécurité sociale 145.900 livres (168.198 euros).

"Cruauté extraordinaire". Le procureur Malcolm McHaffie a accusé cette femme de "cruauté extraordinaire", "au-delà de tout entendement". L'enquête sur cette affaire, ouverte à la suite d'une alerte ses services de protection de l'enfance, a duré trois ans. Au total, 114 personnes ont apporté leur témoignage.