Grande-Bretagne : un couple inculpé pour meurtre d'une jeune fille au pair française à Londres

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Grande-Bretagne : un couple inculpé pour meurtre d'une jeune fille au pair française à Londres
La police a découvert le corps dans un jardin de Wimbledon (photo d'illustration). @ Daniel LEAL-OLIVAS / AFP
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"Le corps était beaucoup trop brûlé pour procéder à l'identification de la victime. Une autopsie post-mortem sera réalisée en temps voulu", a indiqué la police britannique. 

Un couple a été inculpé vendredi pour le meurtre d'une jeune Française au pair dont le corps calciné a été découvert mercredi dans le jardin d'une maison à Wimbledon, dans le sud de Londres.

Une autopsie "en temps voulu". Ouissem Medouni, 40 ans, et Sabrina Kouider, 34 ans, ont été mis en examen pour meurtre, a indiqué la police britannique dans un communiqué. "Le corps était beaucoup trop brûlé pour procéder à l'identification de la victime. Une autopsie post-mortem sera réalisée en temps voulu", a-t-elle précisé.

Une épaisse fumée. Selon la presse britannique, la victime serait une jeune française de 21 ans, Sophie Lionnet, originaire de Troyes, qui s'occupait des deux enfants du couple. La police avait été alertée mercredi par l'appel d'un petit garçon de 8 ans. Intrigué par une forte odeur, il s'était hissé sur la barrière de ses voisins, pensant découvrir un barbecue. Or il a vu un homme jeter des bouts de bois dans un feu. La fumée est si épaisse que certaines personnes du quartier se sont senties au bord du malaise. Le fait est inhabituel dans ce quartier de maisons cossues. Une fois sur place, la police a trouvé des restes de corps calcinés. 

Payée 56 euros par mois. La jeune femme, d'origine modeste, dormait le plus souvent chez des amis. Elle se disait malheureuse entre une vie londonienne trop dure et une employeuse qui aime les sorties. Sabrina Kouider, ex-épouse d'un chanteur de boys band, était propriétaire d'une maison estimée à plus d'1 million d'euros. Pourtant, elle n'aurait payé la jeune fille au pair que 56 euros par mois, une somme bien éloignée des 400 euros mensuels normalement accordée aux femmes exerçant cette fonction. 

"Je n'ai pas revu la jeune fille depuis août dernier. Elle avait l'habitude de venir avec les enfants deux fois par jour pour leur acheter des bonbons (...) Elle était française et vivait ici depuis au moins vingt mois", a raconté au Daily Telegraph Sunny Patel, un kiosquier du quartier.