Gaza : un journaliste palestinien blessé par des soldats israéliens est mort

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Gaza : un journaliste palestinien blessé par des soldats israéliens est mort
Vendredi, le total des morts palestiniennes est donc porté à neuf. @ MOHAMMED ABED / AFP
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Le journaliste, Yasser Mourtaja, travaillait pour l'agence Ain Media, basée à Gaza. 

Un journaliste palestinien blessé vendredi par des tirs de soldats israéliens lors de protestations près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël est mort, a annoncé samedi dans un communiqué le ministère de la Santé dans l'enclave. Au total, neuf Palestiniens sont morts sous les balles de l'armée israélienne à la frontière vendredi, selon le ministère de la Santé du Hamas, mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

500 blessés par balles. Le journaliste, Yasser Mourtaja, travaillait pour l'agence Ain Media, basée à Gaza, selon le communiqué. Une vidéo prise au moment où il était transporté vers un centre de soins le montre portant une veste sur laquelle on pouvait lire "presse". L'armée israélienne n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. Le ministère a aussi annoncé la mort, des suites de ses blessures par balle d'un homme de 20 ans, Hamza Abdel Aal. Près de 500 Palestiniens ont également été blessés par balles, selon le ministère.

Affrontements violents. Des milliers de Palestiniens s'étaient rassemblés près de la barrière de sécurité séparant le territoire israélien de l'enclave palestinienne, et des affrontements ont éclaté dans plusieurs secteurs. Des manifestants ont incendié des pneus et lancé des pierres sur les soldats israéliens, provoquant des champignons de fumée au-dessus de la barrière de sécurité pour gêner la visibilité de l'armée israélienne. Les militaires ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes et des balles réelles.

19 tués le 30 mars dernier. Le 30 mars, des protestations similaires s'étaient soldées par la mort de 19 Palestiniens, lors de la journée la plus sanglante depuis la guerre en 2014 entre Israël et le Hamas. Le mouvement de protestation, baptisé "la marche du retour", prévoit des rassemblements et campements durant six semaines à la frontière pour réclamer "le droit au retour" de quelque 700.000 Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui lors de la guerre qui a suivi la création d'Israël le 14 mai 1948.