Fusillade en Californie : Le tireur avait souscrit un prêt de 28.500 dollars

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Fusillade en Californie : Le tireur avait souscrit un prêt de 28.500 dollars
@ JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Syed Farook, le tueur de la fusillade de Californie, avait par ailleurs retiré 10.000 dollars, somme qui aurait pu servir à payer l'homme qui a acquis les armes ayant servi à l'attentat.

Les enquêteurs s'intéressent à un dépôt de 28.500 dollars sur un compte de Syed Farook, crédité deux semaines avant qu'il ne tue 14 personnes lors d'un déjeuner de Noël à San Bernardino avec sa femme Tashfeen Malik, selon des médias.

10.000 dollars pour l'achat d'armes ? Syed Farook avait souscrit un prêt en ligne via la société Prosper Marketplace, dont le siège se trouve à San Francisco, en Californie, a indiqué mardi une source proche du dossier. Farook a ensuite effectué un retrait de 10.000 dollars depuis une agence Union Bank à San Bernardino, ville californienne de 200.000 habitants, à une heure de Los Angeles. D'après la chaîne de télévision Fox, les enquêteurs veulent déterminer si cette somme a servi à payer Enrique Marquez, l'homme qui a acheté les deux semi-automatiques AR-15 utilisés par Farook et Malik pour le massacre. Marquez pourrait faire l'objet de poursuites, en particulier s'il a illégalement modifié les armes, ajoute Fox.

Préméditation. Les jours précédant la tuerie du 2 décembre, qui a aussi fait 21 blessés, au moins trois transferts de 5.000 dollars ont également eu lieu vers le compte de la mère de Syed Farook, Rafia, poursuit Fox. Ces dépôts et gros retraits en liquide représentent "des preuves importantes de préméditation".

Un autre attentat ?Syed Farook, de plus, aurait envisagé auparavant de commettre un autre attentat avec un autre complice, rapporte mardi CNN, citant deux membres de l'administration américaine. Selon l'un d'eux, ce premier complot remonte à 2012 et une cible précise avait été envisagée. Le projet aurait été abandonné après une série d'arrestations dans le cadre d'une enquête antiterroriste. "Ils ont eu peur", a-t-on déclaré à CNN.