Florence Cassez n'est plus "la diabolique"

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Florence Cassez n'est plus "la diabolique"
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REVUE DE PRESSE - Après avoir été diabolisée, elle est un symbole face à la justice mexicaine.

C’est mercredi qu’est examiné, par la cour suprême, le cas de la Française, Florence Cassez, emprisonnée depuis sept ans au Mexique. Tous les médias mexicains vont suivre de près cette journée cruciale pour la Française. L’audience qui se déroulera à 17 heures, heure française, sera même retransmise à la télévision en direct.

Au fil des ans et des révélations, Florence Cassez a gagné la sympathie des Mexicains qui la voient aujourd’hui comme l’une des leurs. Un peu plus tôt cette semaine, un journaliste de la chaîne de télé Televisa, avait présenté ses excuses pour avoir filmé et diffusé l’arrestation de la Française alors qu’il savait qu’il s’agissait d’une mise en scène.

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Des révélations qui ont eu un impact très important dans les médias mexicains, rappelle RFI-espagnol. "Après avoir été traitée de 'Française diabolique', Florence Cassez est devenue un symbole de la justice bafouée". Un point de vue partagé par de nombreux internautes mexicains, qui voient dans le cas de la Française, l’exemple d’une justice corrompue dont ont pâti des milliers de Mexicains.

Mais malgré la reconnaissance ultérieure, par les autorités, du montage, l'opinion publique est restée longtemps hostile et Florence Cassez devait rester plusieurs années, dans les journaux, radios et chaînes de télévision "la secuestradora" ("la kidnappeuse").

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Aujourd’hui, enfin, la presse mexicaine pencherait en faveur d'une libération de Florence Casesz, illustrant ce revirement de l'opinion par rapport aux premières années de l'affaire. Un éditorialiste du quotidien El Universal, Ricardo Rocha, a résumé : "Maintenant le gouvernement français dit qu'il respecterait le jugement de la Cour. Nous autres, nous espérons que la Cour va se respecter elle-même".

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Mardi, l'éditorialiste du journal Reforma, Federico Reyes Heroles, a estimé que l'affaire Cassez touche le Mexique "dans sa chair". "Devant le monde, les autorités ont commis des violations (...) le plus grave serait que la plus haute autorité juridictionnelle reste dans l'indécision" comme lors de son premier examen du dossier en mars 2012, a-t-il estimé. la balle est désormais dans le camp de la justice.