Etats-Unis : l'ex-étudiant de Stanford écroué pour viol remis en liberté

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Etats-Unis : l'ex-étudiant de Stanford écroué pour viol remis en liberté
Le jeune homme avait violé une étudiante sur le campus de Stanford@ AFP
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La remise en liberté du jeune homme, qui avait violé une jeune femme inconsciente en 2015 sur le campus de son université, suscite une vive polémique.

L'ancien étudiant de l'université américaine de Stanford qui avait été condamné à six mois de prison pour viol sur le campus, peine qui avait choqué l'Amérique par sa clémence, a été libéré vendredi après n'avoir purgé qu'un trimestre derrière les barreaux.

Trois mois de réclusion purgés. Sa remise en liberté au bout de trois mois, justifiée sur le plan légal, choque une Amérique qui s'était déjà émue cet été de la légèreté de la peine prononcée, largement considérée comme insuffisante au regard de la gravité du crime. Les chaînes de télévision américaines ont montré l'ancien sportif universitaire Brock Turner faire ses premiers pas hors de l'établissement pénitentiaire du comté de Santa Clara à San José, en Californie, depuis sa condamnation le 2 juin à six mois de réclusion dont trois fermes. Chemise bleu rentrée dans un pantalon à pince, le jeune homme au visage juvénile a marché regard bas avant de s'engouffrer dans un véhicule.

Un juge ancien de Stanford. Une pétition rassemblant plus d'un million de signataires avait réclamé le renvoi du juge Aaron Persky, ancien sportif de Stanford comme l'accusé, et dénonçait son "parti pris" en faveur de Brock Turner. Le jeune homme, qui avait violé en janvier 2015 une jeune femme inconsciente sur le campus de son université devrait désormais rentrer au domicile familial en banlieue de Dayton, dans l'Ohio, où il a grandi, selon les médias américains. 

Une lettre poignante de 12 pages écrite par la victime à Brock Turner, lue au tribunal durant le procès puis publiée sur internet avait ému tout le pays. "Tu m'as pris ma valeur, ma vie privée, mon énergie, mon temps, ma sécurité, mon intimité, ma confiance en moi, ma voix même, jusqu'à aujourd'hui", écrivait-elle. Brock Turner, qui a eu 21 ans pendant sa détention, est désormais interdit à vie de participer à des compétitions de natation.