États-Unis : les premières opérations anti-clandestins de l'ère Trump font souffler un vent de panique

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La première vague d'arrestations de clandestins, décrites comme routinières par les autorités, ont visé des centaines de sans-papiers dans tout le pays.

Aux États-Unis, les sans-papiers ont peur. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées et expulsées cette semaine. C'es la première vague d'opérations anti-clandestins de l'ère Trump. Les opérations des agents de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement), l'agence fédérale spécialisée dans les reconduites à la frontière, ont ciblé des foyers d'immigrés clandestins à Los Angeles, New York, Chicago, Austin et d'autres villes.

Mises en garde. Dans les villes visées, c'est la panique. Au Texas, des élèves n'osent plus aller à l'école. A New York, des parents expliquent à leurs enfants quels sont les numéros à contacter en cas d'urgence. Des travailleurs n'osent plus prendre les transports en commun pour rentrer chez eux. Des messages de prévention inondent les réseaux sociaux et même le Mexique met en garde ses ressortissants. Des témoins parlent de barrages routiers de la police de l'immigration. "Faux", répondent les autorités qui assurent qu'il s'agit d'opérations de routine.

Donald Trump a défendu dimanche les premières opérations d'expulsions de clandestins de sa présidence, ciblant des sans-papiers décrits comme criminels ou délinquants et qui ont provoqué des protestations à gauche et dans les communautés immigrées. "La répression contre les clandestins criminels n'est que l'application de ma promesse de campagne", a écrit le président américain sur Twitter. "Des membres de gangs, des trafiquants de drogue et d'autres sont en train d'être expulsés !", a-t-il ajouté.

Cible élargie. Les raids ont visé en grande majorité des sans-papiers condamnés pour crimes, comme cela se faisait du temps de Barack Obama. Mais Donald Trump a récemment élargi la cible aux personnes qui ont commis des délits ou même simplement soupçonnées d'avoir enfreint la loi. Il a promis de tous les expulser. Ces immigrants illégaux ont souvent des enfants qui sont nés aux États-Unis et sont donc citoyens américains. Les expulsions créent alors des situations familiales déchirantes.

Manifestations au Mexique. En pleine crise diplomatique entre Mexico et Washington, les Mexicains sont appelés dimanche à manifester contre le président américain Donald Trump et son projet de construire un mur à la frontière. Sous le mot-clé #VibraMéxico (Vibre, Mexique), largement relayé sur les réseaux sociaux, les habitants d'une vingtaine de villes sont invités à défiler vêtus de blanc ou arborant le drapeau rouge, blanc et vert du Mexique.