En Turquie, les contrôles n'arrêtent pas les migrants et les passeurs

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Les migrants, qui veulent à tout prix passer en Europe, continuent de faire appel aux passeurs, malgré le renforcement des contrôles.

REPORTAGE

Chaque semaine, ce sont près de 20.000 personnes qui parviennent à quitter la Turquie pour partir vers l'Europe et notamment la Grèce. A Izmir, en Turquie, ni les migrants, ni les passeurs ne craignent la police qui surveille la ville et la plage, point de départ vers l'Europe.

Les migrants veulent partir. Dans le centre-ville, des adolescents et des familles se regroupent devant leurs hôtels ou près de la station de taxis en attendant le signal des passeurs pour partir vers la plage où ils embarquent vers l'Europe. Sur place, un jeune Syrien dit ne pas être impressionné par la police et explique avoir déjà été arrêté deux fois : "une fois par la police, une fois par les gardes-cotes. Je suis resté deux jours en prison et je suis sorti, mais je vais encore essayer de partir en Europe".

Renforcement des contrôles. La police a renforcé ses contrôles, mais les passeurs continuent d'agir les mains libres. En pleine rue, un intermédiaire négocie avec un chauffeur de taxi le transport d'un groupe vers la plage. "On nous a interdit de conduire les Syriens sur les plages là où ils peuvent traverser, mais c'est une bonne source de revenu, même si nous avons été condamné à cinq ans avec sursis", explique le chauffeur.

Pour un humanitaire présent sur place, "ce n'est pas possible d'arrêter un tel phénomène par la force ou avec la police". Pour lui, les migrants essayent de partir en raison de leur absence d'avenir.