Discours au Burkina Faso : Emmanuel Macron a été "méprisant"

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Selon la journaliste Nassira El Moaddem, directrice du Bondy Blog, le président français a manqué de respect lors de son déplacement dans l’État africain.

L'AVIS DE

Une phrase prononcée par Emmanuel Macron lors d’un discours à Ouagadagou, au Burkina Faso, n’a pas manqué de faire réagir. Alors que son homologue, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré s’en allait en raison d’un besoin pressant, le chef de l’État a lancé, sur le ton de la plaisanterie : "Du coup il s'en va ! Il est parti réparer la climatisation !". Pour la journaliste Nassira El Moaddem, directrice du Bondy Blog, le "ton" employé par Emmanuel Macron a été "méprisant".

"Le protocole diplomatique impose du respect." "Le problème n’est pas le fond du discours d’Emmanuel Macron. Le problème, c’est la forme et la façon dont il s’adresse à ces étudiants et aux Africains. Le ton du président est méprisant", a assuré la journaliste sur Europe 1, mercredi soir. 

"Le protocole des visites diplomatiques impose du respect, et là il n’y en a pas eu. C’est comme si à Ouagadougou il n’y aurait pas le protocole imposé pour ce genre de rencontres diplomatiques, comme si par exemple, il se déplacerait à Berlin ou à Bruxelles. Et quand bien même la rencontre se fait face à des étudiants, n’y-a-t-il pas l’obligation de respect ?", s’est demandé Nassira El Moaddem.

"Imaginez un chef d’État étranger qui emploierait ce ton-là en France." La directrice du Bondy Blog a également estimé qu’une phrase similaire d’un chef d’État en France aurait provoqué un tollé. "Imaginez le chef d’État espagnol ou allemand qui vient en France parler aux étudiants français et qui emploieraient ce ton-là. Imaginez les éditos, la presse le lendemain : tout le monde s’indignerait !", a conclu Nassira El Moaddem.