Deux journalistes néerlandais enlevés en Colombie

  • A
  • A
Deux journalistes néerlandais enlevés en Colombie
Les deux journalistes néerlandais ont été enlevés dans le nord-est de la Colombie.@ AFP (Illustration)
Partagez sur :

La police colombienne a annoncé que deux journalistes néerlandais avaient été enlevés dans le nord-est du pays, une région où est active l'Armée de libération nationale (ELN).

Deux journalistes néerlandais ont été enlevés lundi par des inconnus alors qu'ils travaillaient dans une région de Colombie où la guérilla de l'ELN et d'autres groupes armés sont actifs, a annoncé la police.

Deux journalistes âgés de 62 et 58 ans. Selon un communiqué de la police colombienne, "le journaliste Derk Johannes Bolt, 62 ans, et son cameraman, Eugenio Ernest Marie Follender, 58 ans, tous deux de nationalité néerlandaise, ont été enlevés ce (lundi) matin" près de la localité d'El Tarra, dans le département de Norte de Santander, situé dans le nord-est de la Colombie. La police ne précise pas par quel média ces deux journalistes sont employés.

La Defensoria del Pueblo, une institution de l'État colombien chargée de protéger les droits des citoyens, a réclamé sur Twitter "la libération immédiate des deux Néerlandais détenus" et a annoncé qu'elle allait œuvrer pour "résoudre la situation".



Plusieurs groupes armés actifs dans la région de l'enlèvement. Dans la région où l'enlèvement a eu lieu, sont actifs selon la police l'Armée de libération nationale (ELN), organisation guévariste avec laquelle le gouvernement colombien a entamé en février un dialogue de paix, et le groupe armé Los Pelusos, issu d'une dissidence avec l'Armée populaire de libération (EPL), autre organisation de guérilla qui s'est démobilisée.

C'est dans la même zone d'El Tarra que l'ELN avait enlevé en mai 2016 la journaliste colombiano-espagnole Salud Hernandez et deux reporters colombiens de la chaîne de télévision RCN, qui avaient été remis après quelques jours de détention à une commission humanitaire.

Des policiers spécialisés envoyés sur zone. Des membres de groupes spécialisés de la police contre les extorsions et les enlèvements ont été envoyés dans la zone en question lundi pour tenter de localiser les deux journalistes, a indiqué la police.