Dette : Obama s'en prend aux républicains

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Dette : Obama s'en prend aux républicains
@ REUTERS
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J-7 avant un défaut de paiement des Etats-Unis. Le président en appelle au "compromis".

Le scénario est presque hollywoodien. Si dans sept jours les États-Unis n’ont pas trouvé une solution pour sortir de l’impasse, le pays se retrouverait en défaut de paiement.

Pour éviter cette situation catastrophique, Barack Obama s’est exprimé lundi soir depuis la Maison-Blanche à la Nation américaine. Le président a demandé à ses compatriotes de faire pression sur le Congrès, où ses adversaires sont majoritaires à la Chambre des représentants.

"J'ai dit aux chefs de file des deux partis qu'ils devaient parvenir à un compromis dans les prochains jours, qui pourra être adopté par les deux chambres du Congrès, un compromis que je pourrai promulguer. Et je suis certain que nous pouvons sceller ce compromis", a toutefois tenté de rassurer le président.

"Comptabilité douteuse et gadgets"

L’éventualité d’un défaut de paiement de la première économie mondiale est jugée "irresponsable" par Barack Obama qui se bat pour relever le plafond de la dette (14.300 milliards de dollars) et rejette la faute sur les républicains.

Démocrates et républicains ne s’entendent pas sur la mise en place de ce plan. Harry Reid, le chef de file des démocrates a proposé un plan prévoyant un relèvement du plafond suffisant pour tenir jusqu’en 2013, ainsi qu’une réduction des déficits de 2.700 milliards de dollars. Un "dépôt de garanti sur la réduction du déficit" pour Barack Obama.

Les républicains critiquent ouvertement ce plan, "bourré de comptabilité douteuse et de gadgets" et souhaitent une hausse du plafond de la dette en deux fois.

Pas de "chèque en blanc"

"Les Etats-Unis ne peuvent pas faire défaut sur leurs obligations", a concédé le président de la Chambre, John Boehner, avant de se faire plus direct : "la triste vérité est que le président (...) veut un chèque en blanc. Cela n'aura pas lieu".

Le républicain a tout de même promis de soumettre au Sénat puis au président un texte de loi pour éviter un défaut. "Si le président le promulgue, l'ambiance de ‘crise’ qu'il a créé disparaîtra d'elle-même". La date fatidique du 2 août approche et les jours sont comptés pour s’entendre…