Des députés français en déplacement à Molenbeek pour "un échange"

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Des députés français en déplacement à Molenbeek pour "un échange"
La commune de Molenbeek.@ Nicolas Maeterlinck / Belga / AFP
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Les membres de la commission d'enquête sur les attentats de Paris rencontreront la bourgmestre de la commune.

Sept députés français de la commission d'enquête sur les attentats de Paris se rendent à Molenbeek vendredi. Au programme de ce déplacement : une rencontre d'une heure avec la bourgmestre de la commune et un échange avec les responsables des services de police. Problème, le déplacement s'effectue dans un contexte tendu entre la France et la Belgique. Les Belges n'ont en effet que très peu apprécié les déclarations de certains responsables politiques français sur le laxisme de leurs services.

"Un échange". Pour la bourgmestre de Molenbeek, il est hors de question de devoir se justifier face aux députés français. "Je ne considère pas que ce (rendez-vous) soit pour m'interroger ou pour m’auditionner, il s'agit d’un échange", explique Françoise Schepmans, bourgmestre de la commune. "Je répondrai. Le chef de la police le fera également, en toute transparence. Moi, je ne prends pas cette rencontre comme l'occasion de faire des critiques", poursuit-elle. Si la rencontre ne doit pas servir à critiquer, Françoise Schepmans compte en revanche répondre aux remarques formulées par les Français.

Pas de visite de terrain. La ville a préparé une présentation PowerPoint sur les différentes actions menées depuis deux ans pour lutter contre la radicalisation. Problème, la courte durée de la rencontre, une heure à peine, ne leur laissera que peu de temps. A Molenbeek, on regrette d'ailleurs que les députés français n'aient pas prévu de rencontre avec les associations de la ville. "Il aurait pu être intéressant, aussi, d'organiser une visite de terrain pour pouvoir expliquer d'où viennent ces jeunes, pour comprendre comment ils peuvent être aussi facilement recrutés", déplore Sarah Turine, adjointe à la jeunesse. "Je pense que nous avons (sur ce sujet) une vraie expertise, qui pourrait être intéressante pour la France", conclut-elle.

Interrogés, les élus français préfèrent toutefois jouer profil bas pour apaiser les tensions. "On va simplement écouter et essayer de comprendre", expliquait l'un d’eux jeudi soir.