Côte d'Ivoire : l'assaut final se prépare

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Côte d'Ivoire : l'assaut final se prépare
La situation en Côte d'Ivoire est proche du chaos@ REUTERS
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Revivez les événements de lundi, une journée sous très haute tension en Côte d'Ivoire.

Le régime de Laurent Gbagbo vit sans doute là ses dernières heures. Durant la journée de lundi, la tension est allée crescendo en Côte d'Ivoire, les forces françaises et internationales se plaçant désormais aux côtés des hommes d'Alassane Ouattara, le président ivoirien élu. L'assaut final serait désormais imminent. Une situation qui inquiète au plus haut point la communauté française présente sur place, dont deux ressortissants ont été enlevés en fin de journée.

Revivez la journée de lundi en Côte d'Ivoire avec Europe1.fr :

22h50 : L'"assaut final" serait désormais imminent. Les forces pro-Ouattara vont donner "l'assaut final" sur le palais et la résidence du président sortant Laurent Gbagbo à Abidjan "dans les heures qui viennent", a affirmé lundi un responsable sur place. "L'opération est prévue pour finir cette nuit", a assuré un porte-parole de Guillaume Soro, Premier ministre de Alassane Ouattara.

22h22 : Un entretien Sarkozy/Ouattara. Le président Nicolas Sarkozy s'est entretenu lundi soir au téléphone avec le président ivoirien élu Alassane Ouattara, a annoncé l'Elysée.

22h20 : Ban Ki-moon assure que l'ONU protège les civils. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a assuré lundi que les frappes lancées en Côte d'Ivoire par les troupes françaises et celles de l'ONU visaient à protéger les civils et non à s'attaquer au président sortant Laurent Gbagbo.

21h38 : Les Français visent les armes lourdes. Les hélicoptères des forces françaises engagés lundi soir à Abidjan visent des armes lourdes et des détachements de blindés "utilisés contre la population civile", a annoncé à Paris l'état-major des armées.

21h00 : L'ONU a demandé l'aide de la France. Les frappes menées lundi à Abidjan par l'ONU et des soldats français de la force Licorne contre le camp Gbagbo résultent d'une demande "urgente" du secrétaire général de l'ONU au président Sarkozy, ont indiqué des responsables des Nations unies.

20h40 : Le camp Gbagbo dénonce les frappes. Un conseiller du président sortant de Côte d'ivoire, présent à Paris, a dénoncé les frappes menées lundi par l'Onuci et la force française Licorne contre des camps militaires, le palais présidentiel et la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan. Ce sont "des actes illégaux" et une "tentative d'assassinat", estime-t-il.

20h25 : Le palais présidentiel visé.Des hélicoptères de la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) ont tiré lundi à Abidjan sur le palais et la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, ainsi que sur deux camps de son armée, a annoncé l'Onuci. "Des hélicoptères de l'Onuci ont tiré sur les camps militaires d'Agban et d'Akouédo ainsi que le palais et la résidence présidentielle", a déclaré le porte-parole de la force onusienne Hamadoun Touré. "On a travaillé avec la force française Licorne, conformément à notre mandat et à la résolution 1975" de l'ONU, a-t-il précisé.

20h02. Les forces françaises présentes en Côte d’Ivoire ont été autorisées à soutenir militairement les actions de la force de l’ONU (Onuci) contre les positions des partisans de Laurent Gbagbo, le président sortant qui refuse de laisser son siège. Alors que quatre hélicoptères de l’Onuci ont déjà ouvert le feu sur une base pro-Gbagbo, l’Elysée a précisé que ces opérations visaient à neutraliser des armes lourdes utilisées contre la population civile.

19h43. Deux hélicoptères de l'ONU ont tiré quatre missileslundi sur une base militaire des partisans du président sortant Laurent Gbagbo à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, rapportent des témoins. "Nous avons vu deux hélicoptères MI-24 de l'Onuci tirer des missiles sur le camp militaire d'Akouédo. Il y a eu une grosse explosion et nous voyons encore de la fumée s'élever du camp", a dit l'un de ces témoins. Le camp d'Akouédo abrite trois bataillons de l'armée ivoirienne.

19h11. Au moins deux Français ont été kidnappés lundi après-midi à Abidjan, la capitale économique de Côte d'Ivoire, selon les informations d'Europe 1. Ils auraient été enlevés peu après 16 heures, heure française, dans le quartier du Plateau, le quartier d'affaires situé au nord de la ville.L'enlèvement s'est produit à l'hôtel Novotel, lors d'une attaque des Forces de défense et de sécurité (FDS), fidèles à Laurent Gbagbo. Les deux Français enlevés sont le directeur de l'hôtel et le président du conseil d'administration du groupe agro-industriel Sifca. trois autres personnes auraient été kidnappées lors de cet assaut, mais on ignore encore leur(s) nationalité(s). Un hélicoptère des forces militaires française a rapidement été dépêché sur place mais il était trop tard : les forces pro-Gbagbo avaient déjà évacué les lieux avec leurs cinq otages.

18h06. Environ 250 ressortissants étrangers, dont des Français, ont quitté Abidjan lundi pour rejoindre Dakar au Sénégal et Lomé au Togo, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la force française Licorne. Dimanche, 167 étrangers dont de nombreux Français et Libanais, avaient déjà quitté la métropole ivoirienne pour les capitales sénégalaise et togolaise.

17h40: Les pro-Ouattara sont très confiants. C'est ce que rapporte Mark Smith, envoyé spécial de France 24 en Côte d'Ivoire. Il dit avoir vu des hommes des troupes pro-Ouattara juste avant leur entrée dans Abidjan en début d'après-midi, dont certains étaient convaincus de dormir "cette nuit dans le palais présidentiel" de Laurent Gbagbo.











17h23 : L'"offensive" des forces pro-Ouattara a commencé. C'est ce qu'affirme le porte-parole de Guillaume Soro, Premier ministre d'Alassane Ouattara. A 13h (heure locale) "les mouvements ont commencé à travers quatre grands corridors. Nous sécurisons pendant notre passage. L'objectif, c'est de converger vers le Plateau (centre) et Cocody (nord)", déclare le porte-parole. Le Plateau est le quartier où se trouve le palais présidentiel, alors que celui de Cocody acceuille la résidence présidentielle.

17h05 : Le PS condamne "les exactions et les massacres". Les socialistes demandent aux deux parties de "s'engager immédiatement dans la fin des violences" et à Laurent Gbagbo de reconnaître "enfin" sa "défaite électorale". Les pro-Ouattara doivent eux "veiller à ne cautionner aucun acte criminel". De son côté, le FN "s'interroge" lundi dans un communiqué "sur la nature des relations" que le président Sarkozy entretient avec Alassane Ouattara. Le parti d'extrême-droite dit "non, à une intervention militaire aux côtés des rebelles".

16h52 : Des Ivoiriens veulent faciliter l'organisation de l'aide humanitaire. Ainsi un groupe Facebook a été crée, regroupant différents numéros de téléphone et contacts, notamment ceux de la Croix-Rouge, de l'Onuci ou de l'ambassade de France. Un fil est par ailleurs dédié à l'aide humanitaire sur Twitter, #civsocial.

16h39 : L'offensive des pro-Ouattara peut durer 48 heures. "On sait quand ça commence, mais il pourrait falloir 48 heures pour nettoyer proprement" la ville d'Abidjan, a déclaré le commandant des forces pro-Ouattara, Issiaka Wattao Ouattara.

16h24 : Un Français d'Abidjan témoigne. Quand "on voit toutes ces hordes de jeunes, avec des armes, on imagine que ça peut être le dernier instant de notre vie". C'est ce que rapporte Hubert, un Français qui vit depuis 30 ans à Abidjan, au micro de François Clausse, envoyé spécial d'Europe 1 en Côte d'Ivoire. Hubert a aussi été choqué par scènes de pillage auxquelles il a assisté ces derniers jours. Il rapporte que des magasins, des immeubles abritant les sièges d'entreprises ou des hôtels-restaurants ont été attaqués. "Les ordinateurs et autres accessoires de bureau" sont systématiquement emportés, dit-il, alors que selon lui, après les pillages, des immeubles sont incendiés.

15h50 :Les FRPI (pro-Ouattara) disposent de 4.000 hommes. Il faut y ajouter 5.000 hommes déjà présents dans Abidjan, selon leur commandant Issiaka Wattao Ouattara.

15h34 : Les forces d'Alassane Ouattara lancent une offensive sur Abidjan. Un convoi de plusieurs dizaines de véhicules remplis de soldats et munis de mitrailleuses lourdes a pénétré vers midi dans la capitale économique ivorienne, selon l'agence Reuters. Des tirs et plusieurs explosions ont retenti quelques minutes après leur entrée dans la ville. Peu après leur entrée dans la ville, des tirs et des explosions ont été entendus.

14h45 : Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo doivent "protéger les civils". C'est ce que leur demande la Commission européenne par la voix de sa commissaire en charge de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva. Le président reconnu par la communauté internationale et le président sortant doivent selon elle "éviter de faire basculer davantage la Côte d'Ivoire dans la guerre civile".

14h00 : l'armée de Gbagbo "assure" la sécurité des Français. Les forces armées fidèles au président sortant Laurent Gbagbo "assurent la sécurité des Français vivant en Côte d'Ivoire", a affirmé lundi la télévision d'Etat RTI contrôlée par Laurent Gbagbo alors que des "regroupements" de Français sont en cours à Abidjan.

13h36 : Réunion à l'Elysée pour faire le point sur la situation. La réunion lundi autour de Nicolas Sarkozy sur la Côte d'Ivoire s'est terminée peu avant 13 heures, avec le départ de l'Elysée des ministres Gérard Longuet (Défense) et Henri de Raincourt (Coopération), ainsi que du chef d'état-major des armées Edouard Guillaud. Cette nouvelle réunion était destinée à faire un nouveau point de la situation en Côte d'Ivoire.

13h02 : Les Français regroupés sur trois points. Le regroupement des Français était en cours lundi sur trois points de la capitale Abidjan, à savoir le camp militaire de Port-Bouët, l'ambassade de France et un hôtel du sud de la ville, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères.

12h40 : La France envoie 150 soldats supplémentaires. La France a envoyé 150 soldats supplémentaires en Côte d'Ivoire pour protéger les civils, portant à quelque 1.650 hommes l'effectif de sa force Licorne sur place, a-t-on appris vendredi auprès de l'état-major des armées.

11h48 : Des tirs sporadiques à Abidjan. Seuls quelques tirs sporadiques d'arme lourde étaient entendus lundi matin à Abidjan, théâtre de combats et de pillages ces derniers jours, ont rapporté des habitants et des journalistes.

9h45 : Un émissaire de l'ONU à Abidjan. L'assistant du secrétaire général de l'ONU chargé des droits de l'homme, Ivan Simonovic, est à Abidjan pour "évaluer la situation générale" après le massacre dans l'ouest de la Côte d'Ivoire de plusieurs centaines de personnes, a indiqué lundi la mission de l'ONU à Abidjan.

9h34 : L'Onuci "aux abonnés absents". Ally Coulibaly, ambassadeur de Côte d'Ivoire en France nommé par Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, a estimé lundi que la Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) était aux "abonnés absents" lors des massacres signalés dans l'ouest du pays.

8h42 : Une situation proche du "chaos". "La Côte d'Ivoire est proche du chaos", a estimé, lundi sur Europe 1, Albert Bourgi, professeur des universités et africaniste. Toutefois, "une option militaire serait dévastatrice pour le pays. Il y a encore une place pour l'option politique et diplomatique", a insisté ce spécialiste de la Côte d'Ivoire.

2h12 : "Pas d'impunité", selon Soro. Des enquêtes sur des massacres signalés dans l'ouest de la Côte d'Ivoire seront menées et les responsables seront punis, a affirmé dimanche soir Guillaume Soro, le Premier ministre d'Alassane Ouattara, président ivoirien reconnu par la communauté internationale.

1h54 : Le général Mangou a rencontré Gbagbo. Le chef de l'armée ivoirienne loyale à Laurent Gbagbo, le général Philippe Mangou, a rencontré dimanche le président sortant à sa résidence d'Abidjan, après avoir quitté l'ambassade sud-africaine où il s'était réfugié mercredi, a affirmé le porte-parole du gouvernement Gbagbo.

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