Comment la succession à la couronne a évolué

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Comment la succession à la couronne a évolué
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Même si le bébé de Kate et William avait été une fille, elle aurait pu monter sur le trône.

Grâce à cette réforme, le premier-né de William et Kate était assuré de devenir monarque, quel que soit son sexe. Lors d'un vote "historique" pour la monarchie britannique, les 16 pays du Commonwealth ont approuvé en ocotbre 2011 la modification des règles historiques qui sévissaient jusqu'alors en matière de succession.

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Fin de la "primauté masculine". Cela met fin "à la primauté masculine de manière à ce que l'ordre de succession soit déterminé simplement par l'ordre de naissance", s'était alors réjoui David Cameron, pour qui les règles précédentes "n'ont plus aucun sens". Pour rappel, Elizabeth II a été couronnée en juin 1953 uniquement parce qu'elle n'avait pas de frère. Pour le fils de Kate et William, troisième dans l'ordre de succession, la question ne se posera pas.

Plus de restriction de religion. Autre nouveauté, "la règle qui dit que celui ou celle qui épouse une catholique ne peut pas devenir monarque" est supprimée. Le Premier ministre britannique évoque par là une loi de 1701 qui interdisait à un prétendant d'accéder au trône s'il est marié avec une catholique, et encore moins s'il était lui-même catholique. Libre donc au fils de Kate et William d'épouser qui il voudra, sans crainte de perdre son droit à prétendre au trône.

David Cameron jugeait  la loi obsolète puisqu'un prétendant "peut déjà épouser quelqu'un d'une autre religion". Mais, en toute logique, le monarque devra toujours être protestant étant donné qu'il est, en plus de roi ou reine, chef de l'Eglise anglicane.